dimanche 8 mai 2011

Béji Caïd Essebsi: "Les déclarations de Rajhi sont dangereuses et dépourvues de tout fondement"


Les déclarations faites, récemment, par l'ancien ministre de l'intérieur Farhat Rajhi sont « dangereuses et dépourvues de tout fondement ». Ces propos émanent d'une « personne irresponsable et fourbe », a indiqué le Premier ministre du gouvernement provisoire Béji Caïd Essebsi.

S'exprimant lors d'un débat télévisé diffusé, dimanche, M. Caïd Essebsi a affirmé que les accusations de Rajhi à propos de l'existence d'un « gouvernement d'ombre » sont « insignifiantes et infondées », précisant que « le seul gouvernement qui dirige, actuellement, le pays est le gouvernement provisoire ».

« Je ne tolère à quiconque de s'ingérer dans mes décisions en tant que Premier ministre », a-t-il averti.

Revenant sur la fin de la mission de Rajhi à la tête du ministère de l'intérieur, le Premier ministre du gouvernement provisoire a expliqué que le départ de Rajhi s'est déroulé de façon civilisée, contrairement à ce qu'il avait prétendu, précisant que son remplacement est justifié par la médiocrité de son rendement à la tête du ministère, en plus de sa méconnaissance des rouages gouvernementaux.

Rajhi, a-t-il ajouté, a nommé un directeur général de la sûreté nationale sans même consulter le Président de la République ou le Premier ministre.

« Il est fort probable que Rajhi est la victime d'une manipulation », a-t-il estimé, faisant remarquer que toutes ses déclarations sont venues affirmer son ignorance et la subtilité de ses analyses notamment en ce qui concerne ses déclarations sur un éventuel coup d'Etat en cas de la victoire du Mouvement « Ennahdha » aux élections et ses accusations portées aux « Sahéliens » de garder une mainmise absolue sur le pouvoir.

« Ces accusations sont très dangereuses et ont pour dessein de semer la zizanie et d'allumer le feu de la discorde dans le pays », a-t-il fait observer.

« La justice, a-t-il encore précisé, doit trancher au sujet de ces déclarations, dès lors que le département de la défense nationale a décidé de confier cette affaire à la justice ».

Le Premier ministre du gouvernement provisoire a indiqué que les déclarations de Rajhi interviennent à la suite du consensus auquel ont abouti le gouvernement et la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique au sujet de l'article 15, ce qui laisse planer plus d'une question autour des intentions de cette personne et de ses complices.


(TAP)

vendredi 6 mai 2011

Suite aux déclarations de Rajhi: le ministère de la Défense dénonce les accusations lancées contre l'institution militaire


Suite aux dernières déclarations de M. Farhat Rajhi, ancien ministre de l'Intérieur et actuel président de l'Instance supérieure des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, dans lesquelles il a lancé de graves accusations contre l'armée tunisienne, ciblant, tout particulièrement, l'un de ses membres en la personne, du général de corps d'armée, chef d'Etat-major des armées et chef d'Etat major de l'armée de terre, M. Rachid Ammar, le ministère de la Défense nationale indique dans un communiqué "que ces propos tendancieux ne doivent nullement être pris à la légère et qu'ils représentent un danger d'une extrême gravité pour la révolution du peuple tunisien et pour la sécurité du pays, au présent et à l'avenir".

Le communiqué ajoute que ces déclarations préméditées "nécessitent un examen approfondi de leurs sous-entendus et visées", une action qui relève uniquement de la compétence de la justice qui prendra son cours normal dans le cadre de son indépendance totale, "afin que l'on puisse distinguer le vrai du faux et qu'aucune partie ne puisse se jouer, à l'avenir, de la sécurité du pays ou contourner les principes de la glorieuse révolution".

Ces supputations et spéculations, ajoute le communiqué, "ne pourront atteindre le moral de l'armée nationale et de sa direction, et ne feront que renforcer sa détermination à poursuivre l'accomplissement de son devoir", en vue de préserver le régime républicain et la révolution de la jeunesse tunisienne.

mercredi 4 mai 2011

Tunisie: Ben Ali et son épouse accusés de complot contre la sûreté de l'Etat

Les dossiers du président déchu, Zine El Abidine Ben Ali, de son épouse, Leila Ben Ali, de son neveu, Kais Ben Ali et des autres accusés dans l'affaire de Ouardanine ont été déférés par le Juge d'instruction du tribunal de première instance de Sousse à la Chambre d'accusation relevant de la Cour d'Appel de Sousse, pour "complot contre la sûreté intérieure de l'Etat, incitation des gens à s'armer les uns contre les autres ou à provoquer le désordre, le meurtre ou le pillage sur le territoire tunisien", a indiqué, mercredi, une source judiciaire.

Les incidents de Ouardanine avaient fait plusieurs martyrs et blessés, durant la nuit séparant le 15 et le 16 janvier 2011, et des accusations ont été formulées à l'adresse de 14 cadres et agents de l'ordre.

Les familles des martyrs ont souligné dans la pétition qu'ils avaient adressé aux autorités judiciaires, à l'issue de ces incidents, que des agents de l'ordre avaient tenté, durant ladite nuit, d'exfiltrer Kaïs Ben Ali.

Mais, en leur faisant face, les citoyens de Ouardanine ont été surpris par des rafales de balles, qui ont engendré la mort de 4 jeunes et fait plusieurs blessés.