mercredi 1 avril 2009

Tunisie : l'abaissement à 18 ans de l'âge légal du vote

[caption id="attachment_178" align="alignnone" width="300" caption="Chambre des députés"]Chambre des députés[/caption]

Le parlement tunisien a adopté, lors d'une séance plénière, un projet de loi organique amendant et complétant le code électoral.

Selon le président du parlement tunisien Foued Mebazaa, ce projet de loi intervient en vue de consolider le processus démocratique pluraliste, d'élargir la participation populaire à la vie politique et de consacrer la transparence et l'intégrité de l'opération électorale.

Les nouvelles dispositions de ce projet de loi, permettent d'augmenter le nombre des sièges répartis au niveau national, lors des élections des membres du parlement, en les portant à 25%, et d'abaisser le plafond du nombre des sièges obtenus par une seule liste dans les conseils municipaux, de manière à ce qu'aucune liste n'obtienne plus de 75 % des sièges.

Ces nouveaux amendements offrent, en outre, aux partis politiques, la possibilité de mieux observer le déroulement du scrutin, à travers la réduction du nombre des bureaux de vote, en augmentant de 450 à 600, le nombre minimum d'électeurs inscrits dans chaque bureau, pour les municipalités où le nombre d'électeurs est égal ou supérieur à 7.000.

Ces amendements portent aussi sur l'abaissement à 18 ans de l'âge légal du vote, conformément aux nouvelles dispositions de l'article 20 de la Constitution et en consécration de la place privilégiée accordée à la jeunesse.

Ces nouvelles dispositions permettent aussi d'allonger les délais d'examen des recours, par le conseil constitutionnel, des résultats des élections législatives. Ainsi, le délai initial de l'examen est porté à deux semaines, contre cinq jours, actuellement. La prolongation du délai autorisée pour le président du Conseil est portée à 3 semaines, contre quinze jours, actuellement.

dimanche 22 mars 2009

Nesma TV redémarre ses émissions

nesma-tv


La deuxième chaîne de télévision satellitaire privée, Nesma TV, a redémarré ses émissions hier à partir de Tunis, à l’occasion du 53ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie. La nouvelle chaîne est la propriété du groupe Karoui & Karoui qui détient 50% du capital (25 millions de dollars), le reste étant partagé entre le producteur de cinéma, le Franco-tunisien Tarek Ben Ammar, patron de Quinta Communication, et le groupe Mediaset, premier groupe TV d’Europe, appartenant à la famille Berlusconi. Le lancement de Nesma TV a été annoncé dans la matinée par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, “dans le souci d’enrichir le paysage médiatique” et “de faire face à la concurrence nationale et mondiale”. La nouvelle chaîne privée vient s’ajouter à Hannibal TV, présente depuis plusieurs années, aux côtés deux chaînes publiques. Selon son promoteur Nabil Karoui, Nesma TV est une chaîne généraliste dont les programmes essentiellement de “divertissement” sont axés sur le cinéma mondial et maghrébin, les séries américaines, le football international, la musique, les talk-shows et les débats sur des sujets de société. Il n’exclut pas d’y introduire dans une deuxième étape les informations et les débats politiques. A vocation maghrébine, Nesma TV ambitionne de gagner le maximum des 90 millions de téléspectateurs de la région, en plus des 15 millions de Maghrébins d’Europe. “Nous nous emploierons à exporter le label Maghreb sous un visage positif”, expliquait M. Karoui dans une déclaration à l’Associated Press, qui entend également installer un plateau à Paris, pour diffuser un talk-show hebdomadaire. Outre une émission “Star’Ac Maghreb”, il s’agira aussi de débattre de l’immigration et de l’intégration des Maghrébins d’Europe et notamment de France. Elle est diffusée en numérique clair sur BADR 4, BADR 6 et Nilesat.

Tunisie Télécom lance Elissa pour conquérir les jeunes

tunisiana vs elissa

L’opérateur Tunisie Télecom a lancé depuis quelques jours son teasing où l’on voit, sur un fond de couleur orange, des termes généralement utilisés par les jeunes. Le choix de la couleur et du logo a été jugé par plusieurs jeunes tunisien, dépourvu d’esthétique et de créativité. A la fin de ce teasing, le 21 mars , ces affiches ont laissé place au nouveau produit qui a pour nom Elissa, et qui représente la nouvelle marque pour jeunes. Le lancemant d’une nouvelle marque a fait croire aux jeunes tunisiens qu’il s’agit d’un nouvel opérateur, qui est peut etre une tentative pour se détacher de l’image de marque de TT qui est la moin apprécié par les jeunes sur le marché de téléphonie mobile.
Seulement voilà, Tunisiana lance à son tour une campagne teasing en utilisant les mêmes termes. C’est quelque part normal puisque le produit que compte lancer l’opérateur GSM privé est également destiné aux jeunes. Il s’agit du service S7abi permettant d’appeler une liste prédéfinie de numéros à 100 millimes. C’est une offre déjà lancée en octobre 2008 et remise à jour à l’occasion de la fête de la Jeunesse. Mais c’est assez suffisant pour que les professionnels du marketing et de la communication se déchaînent en applaudissant (ou en critiquant) ce qu’on appelle déjà dans le milieu le contre-teasing de Tunisiana. Ils trouvent subtil le stratagème de l’opérateur privé qui profite de l’absence de la marque dans le teasing du concurrent pour s’approprier le concept. Rapidement, et grâce à Facebook et des blogs créés à l’occasion, on ne parle que de cela. Interrogée par le site Business News, Najla Chaâr, responsable communication de Tunisiana, a rejeté en bloc ces “accusations”, bien que beaucoup la félicitent pour cette réactivité. « La campagne en cours était prévue depuis des semaines et nous avons même obtenu le feu vert des autorités de tutelle (l’INTT) le 12 mars. », précise-t-elle. Une preuve irréfutable que Tunisiana n’a pas fait de contre-teasing à son concurrent. Mme Chaâr admet néanmoins qu’elle a fait avancer ce lancement de quelques jours, et ce à cause de Tunisie Telecom, justement. Décision logique, car si elle a attendu que son concurrent dévoile sa marque, on l’aurait (à coup sûr) accusé de plagiat. Là, et faute de preuve, elle a réussi à attirer la sympathie en usant avec grand art des techniques marketing existantes !
Il est temps pour Tunisie Télecom d’investir en créativité, mais surtout en qualité de service et de service client, parce qu’avec un troisième opérateur qui va s’installer dans quelques mois le risque de perdre une grande part de marché s’annonce inévitable.

Oussama J.