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mercredi 11 mai 2011

Tunisie: 74 demandes d'autorisation pour la création de stations radios et 27 pour des services de télévision


L'instance nationale indépendante pour la reforme de l'information et de la communication a annoncé avoir reçu 74 demandes d'autorisation pour la création de stations radios et 27 pour des services de télévision. Une première évaluation des services de radiodiffusion a été effectuée, et une évaluation similaire est en cours des fournisseurs des services de télévision.

Dans un communiqué diffusé, mardi, l'Instance souligne que, parmi les demandes pour la fourniture de services de radiodiffusion qui lui sont parvenues, 20 demandes concernent la diffusion sur tout le territoire de la République, 32 pour des services locaux et régionaux, au nord du pays dont le Grand Tunis, 18 autres pour des services locaux et régionaux, dans le sud, le centre et l'est du pays, et 4 demandes ne précisant pas les limites du champ de diffusion.

L'Instance a expliqué que si elle penche pour donner son avis, le plus rapidement possible, dans les demandes d'autorisation, lorsqu'elle dispose des informations nécessaires, l' Office national de télédiffusion a fait savoir que les demandes pour les ondes FM dépassent de loin la capacité disponible.

Face à ces obstacles techniques, l'Instance a soutenu l'orientation de l'Office vers les négociations avec les instances internationales spécialisées afin d'obtenir une couverture supplémentaire en ondes FM. Elle a affirmé, à ce propos, "que des étapes importantes ont été parcourues dans ce sens" et a décidé, en même temps, de ne pas attendre la fin des négociations pour commencer à donner son avis dans la gestion des ondes disponibles, à travers des choix préférentiels, entre les différents dossiers, sur le même pied d'égalité et sur la base d'un seuil minimum de critères.

L'Instance nationale a souligné qu'elle n'a pas exigé des standards conformes à ce qui est pratiqué dans d'autres expériences démocratiques, lors de l'examen de pareils dossiers, notamment la description détaillée du service, le plan possible à adopter, les informations concernant les méthodes d'exécution, dans un délai déterminé, mais qu'elle s'est limitée à demander, uniquement, quelques informations de base. Toutefois, la plupart des dossiers, ajoute le communiqué de l'Instance, sont incomplets et manquent de précision.

L'Instance a, cependant, décidé d'étudier les dossiers et de choisir ceux qui remplissent les conditions, sans être influencée par les pressions exercées par certaines parties, sous différentes formes. Il n'est plus question aujourd'hui, aprés la victoire du peuple tunisien sur la dictature le 14 janvier, ajoute-telle, de revenir aux anciennes pratiques de favoritisme entre un citoyen et un autre.

Des critères d'ordre juridique et professionnel, affirme l'instance nationale, seront adoptés pour donner l'avis consultatif, notamment, l'intérêt général, la qualité et les spécificités des programmes proposés, dans le cadre de la diversité du paysage médiatique, l'indépendance de la radio de tout parti, religion ou organisme gouvernemental, la non-participation étrangère au capital ou dans la composition du conseil d'administration, la garantie de la précision, de l'indépendance et de la crédibilité des informations, à travers la mise en place d'une équipe de journalistes professionnels et l'adoption d'un plan de financement et de gestion garantissant la durabilité du projet.

L'instance nationale indépendante pour la réforme de l'information et de la communication a cité, également parmi ces critères, la promotion de la culture tunisienne, l'engagement à ce que le projet ne conduit pas au monopole dans le secteur de l'information, la non association d'un établissement publicitaire ou de communication à d'un établissement médiatique et l'engagement au respect de la date fixée pour le lancement du service.

L'Instance a indiqué, également, qu'elle procèdera à la convocation, entre le 25 mai et le 3 juin prochain, des candidats qui répondent les plus à ces critères afin d'élucider certains aspects qui n'ont pas été mentionnés dans leurs demandes avant qu'une sous-commission indépendante, composée de compétences tunisiennes, ne procède à l'examen final des dossiers.

En vertu de cet examen, précise l'instance, une recommandation sera formulée et présentée afin d'accorder des autorisations provisoires aux demandes qui répondent au minimum des conditions requises.

L'instance nationale a souligné que l'objectif de cette opération est d'instaurer des bases citoyennes, juridiques et professionnelles d'un paysage médiatique qui se distingue par la transparence, le pluralisme et la liberté d'expression.

De son côté, l'Office national de la télédiffusion a indiqué qu'il oeuvre dans le cadre d'une équipe de travail en collaboration avec l'instance nationale indépendante pour la réforme de l'information et de la communication a examiner les modes de traitement des différents dossiers relatifs à l'autorisation de lancement de stations radiophoniques ou à la fourniture de services de diffusion radiophonique et télévisée.

L'office a fait observer qu'une liste préliminaire de 59 demandes été établie par l'instance nationale, précisant que les données afférentes à ces demandes ne sont pas suffisantes et ne permettent pas à l'Office d'élaborer une étude technique à cet effet.

L'office ajoute que l'étude technique préliminaire qu'il a effectuée permettra de répondre à un nombre limité de dossiers à court terme et d'identifier des solutions à moyen et long terme.


Source : TAP

dimanche 24 avril 2011

Le parti Afek Tounes appelle à ce que l'Assemblée constituante soumette le projet de la nouvelle constitution au référendum populaire


Le Palais des congrès de Tunis a abrité, samedi, le premier meeting du parti "Afek Tounès". Ce meeting a été l'occasion de passer en revue les orientations et les visions du parti, en ce qui concerne une série de questions ayant trait à la société tunisienne, à l'Assemblée Constituante, à l'emploi et au développement régional.

Prenant la parole, les membres fondateurs du parti ont souligné l'attachement de leur parti à l'article premier de la Constitution du 1er juin 1959 qui proclame clairement que la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain; sa religion est l'Islam, sa langue est l'arabe.

Ils ont indiqué que la Tunisie est pour tous les tunisiens sans discrimination raciale, ethnique ou confessionnelle et qu'elle était depuis toujours un pays réputé pour son ouverture sur toutes les civilisations et par son respect de la liberté de conscience et des valeurs de dialogue et de tolérance.

Les orateurs ont insisté sur l'impératif de rompre avec les pratiques de l'ancien régime, de lutter contre la corruption politique et financière et toutes les formes d'exclusion, de marginalisation, et d'œuvrer à consacrer la démocratie et l'indépendance de la justice et à consolider la liberté de la presse.

Ils ont, également, réaffirmé l'impératif de respecter les libertés individuelles et publiques et d'établir une séparation effective des pouvoirs, appelant à préserver les acquis du Code du Statut Personnel et à respecter les conventions internationales garantissant les droits de la femme en tant que partenaire effectif de l'homme.

Les membres fondateurs du parti "Afek Tounes" ont souligné l'importance d'élaborer un pacte républicain engageant tous les partis et listes candidates à la Constituante et d'instituer le principe de déclaration sur les biens de chaque membre du gouvernement ou de la Constituante.

Ils ont annoncé que le parti Afek Tounes appelle à instaurer un régime qui combine entre le présidentiel et le parlementaire, mettant l'accent sur la nécessité de veiller à ce que l'Assemblée constituante soumette le projet de la nouvelle constitution au référendum populaire le 14 janvier 2012.

Ils ont indiqué que le dossier de l'emploi est au premier plan des programmes du parti et "qu'il ne peut y avoir de révolution réussie sans l'accumulation de la richesse", mettant l'accent sur l'impératif de promouvoir l'esprit de créativité, d'impulser l'initiative et d'instaurer un climat économique et social sain permettant de conforter la confiance auprès des promoteurs privés et de polariser les investisseurs étrangers, ce qui ne manquera pas de créer des postes d'emploi additionnels et de contribuer à la croissance économique et à l'amélioration des conditions de vie des citoyens, notamment, dans les régions intérieures.


Source : TAP

vendredi 22 avril 2011

La Chine encourage les projets d'investissement en Tunisie

Un responsable chinois a exprimé la volonté de son pays de financer des projets d'investissement en Tunisie, en contrepartie la Tunisie offrirait davantage de facilités aux investisseurs chinois.

M. Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, a passé en revue, au cours d'une séance de travail, tenue, jeudi, avec M. Fu Ziying, vice-ministre chinois du commerce, des idées de projet d'investissement en Tunisie. Il a suggéré leur financement dans le cadre du mécanisme de partenariat sino-africain.

Ces projets consistent en la construction d'un complexe touristique de 6 étoiles et d'une zone industrielle de libre-échange pour la fabrication d'équipements électroménagers destinée essentiellement au marché européen.

M. Houas a précisé que ces deux projets feront l'objet d'études de faisabilité devant déterminer leur efficience économique et leur capacité d'emploi.

Le responsable chinois est actuellement en visite de travail en Tunisie (20-23 avril), à la tête d'une délégation de responsables gouvernementaux, d'hommes d'affaires et de représentants du secteur bancaire.

Il a adressé une invitation officielle à la Tunisie pour participer au forum sino-arabe de coopération devant se tenir en Chine au cours du mois de juin 2011.

Il y a lieu de rappeler que Pékin a mis au point un mécanisme de coopération sino-africain afin d'accéder au marché africain. Ce mécanisme fournit des lignes de crédits à 49 pays africains.


source :TAP

mardi 19 avril 2011

La Tunisie aura besoin de plus de financements


« La Tunisie a des besoins financiers. Il lui manque des milliards de dollars pour l'année 2011 et 2012 » , a déclaré M.Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), lors d'une conférence de presse, tenue vendredi 15 avril 2011 à Washington.

La Tunisie n'est pas en négociation avec le Fonds monétaire international (FMI) pour le financement, a indiqué M.Nabli, précisant que ''Les institutions financières internationales, à l'instar de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), sont en train d'apporter des soutiens significatifs à notre pays''.

Interrogé sur les prévisions pour l'année 2012, le gouverneur de la BCT a indiqué ''Après cette année, nous entrerons dans une situation politique plus stable. Nous nous attendons à une relance de l'activité économique du pays''. Et d'ajouter que la Tunisie a ''besoin de voir une meilleure combinaison en termes de subventions et de prêts, car c'est une transition très coûteuse''.

Début avril 2011, le FMI a envoyé des équipes techniques en Tunisie afin d'évaluer les perspectives économiques du pays. La Banque mondiale est en train de négocier avec la Tunisie un prêt de 500 millions de dollars comme appui au budget. Ce prêt pourrait générer des fonds supplémentaires d'environ 700 millions de dollars par d'autres donateurs.


source : TAP

Rachid Ammar promu chef d'état-major des armées


En vertu du décret émis par le président de la République par intérim et chef suprême des Forces Armées, le général de corps d'armée, Rachid Ammar, a été promu chef d'état-major des armées et continuera d'assumer les fonctions de chef d'état-major de l'armée de terre.


Le ministre a souligné, à cette occasion, que cette noble mission est un honneur et un hommage au général de corps d'armée Rachid Ammar, notamment suite à son rôle distingué ainsi que celui de l'armée nationale, depuis le déclenchement de la glorieuse révolution populaire et des jeunes, la révolution de la dignité, de la liberté, de la démocratie et de la justice sociale, ainsi qu'à la faveur des hautes qualités dont ont fait preuve les forces armées, en termes de discipline, d'abnégation au service de la patrie, de défense de son invulnérabilité et de préservation des principes du régime républicain, dans le cadre de la fidélité et de la loyauté à la Tunisie.

Le ministre de la Défense nationale a ajouté que l'intervention de l'armée, en cette conjoncture délicate, a épargné au pays les affres de la discorde et peut-être de la guerre civile, faisant preuve de fidélité aux valeurs et principes républicains.


dimanche 17 avril 2011

Tunisie: La récupération de l’argent de Ben Ali en Suisse est encore impossible


Les demandes de la Tunisie et de l’Egypte pour récupérer l’argent de leurs anciens dirigeants ont peu de chances d’aboutir. Les informations contenues dans les demandes des deux pays sont insuffisantes pour accorder l’entraide judiciaire, a déclaré à la "NZZ am Sonntag" Folco Galli, porte-parole de l’Office fédéral de la justice (OFJ). La Confédération l’a fait savoir aux deux pays dans une note diplomatique envoyée le 30 mars dernier.

Les demandes d’entraide judiciaire de la Tunisie et de l’Egypte sont trop sommaires et les reproches à charge des anciens dirigeants ne sont pas suffisamment étayés. L’OFJ a cependant décidé d’envoyer des experts judiciaires dans les deux pays afin de soutenir ces demandes. En Tunisie, un expert suisse s’est d’ailleurs déjà entretenu avec le procureur général, les autorités anti-corruption et la banque centrale, selon le porte-parole de l’OFJ. Des rencontres semblables sont prévues en Egypte.

Au début de l’année, plusieurs dizaines de millions de francs ont été bloqués en Suisse après la chute des présidents Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. Les autorités des deux pays ont ensuite envoyé plusieurs demandes d’entraide judiciaire à la Suisse afin de récupérer l’argent des anciens dictateurs.


Source : AP

mardi 12 avril 2011

Tunisie : Mesures d'ordre social, financier et fiscal pour soutenir les entreprises


Des mesures d'ordre social, financier et fiscal ont été prises par le Gouvernement provisoire, lors du Conseil des ministres tenu le 8 avril 2011, en faveur des entreprises industrielles et des activités de services connexes.

Ces mesures visent à aider les entreprises économiques dont des biens ont été endommagés ou détruits par incendie ou pillage, ainsi que celles ayant subi un ralentissement ou un arrêt total ou partiel de leurs activités pour des raisons liées directement à cette situation exceptionnelle, à surmonter leurs difficultés.

Mesures sociales

Les mesures sociales consistent en la prise en charge par l'Etat de 50% de la contribution patronale du régime légal de sécurité sociale, durant la période de recours à la réduction des heures de travail (8 heures par semaine au minimum) ainsi que la prise en charge par l'Etat de la contribution patronale au régime légal de sécurité sociale durant la période de la mise des travailleurs au chômage technique.

Mesures financières

Les mesures financières comportent la prise en charge par l'Etat de deux points du différentiel entre le taux d'intérêt et le taux moyen du marché monétaire.

Ainsi, l'Etat attribuera des crédits de rééchelonnement (échéances relatives à la période allant de décembre 2010 jusqu'à la fin de 2011), à condition que la période de rééchelonnement ne dépasse pas 5 ans.

L'Etat attribuera, également, des crédits pour le financement des investissements de reprise destinés à la réparation des dégâts (accordés au cours de la période allant de décembre 2010, jusqu'à la fin de 2011).

Mesures fiscales

En ce qui concerne les mesures fiscales, il a été décidé de reporter la date de paiement de l'impôt sur les bénéfices au titre de l'année 2010, au cas par cas.

Le ministère de l'Industrie et de la Technologie annonce, mardi dans un communiqué, la création en son sein d'une cellule permanente de suivi et d'assistance afin de répondre aux différentes questions émanant des entreprises économiques touchées par les derniers évènements. Il est possible de contacter cette cellule sur le numéro de téléphone suivant : 71.908.304


Source : TAP

lundi 11 avril 2011

L'interdiction aux cadres du RCD dissous de se porter candidat à l'Assemblée nationale constituante

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La Haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, a approuvé, lundi après-midi, l'article 15 du décret-loi relatif à l'élection de l'Assemblée nationale constituante, qui prévoit l'interdiction aux cadres du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) dissous, ayant occupé des responsabilités, au cours des dix dernières années, ou ayant été impliqués dans le soutien de la candidature du président déchu à la présidentielle de 2014, de se porter candidat à l'Assemblée nationale constituante.


Source : TAP

jeudi 31 mars 2011

Farhat Rajhi à la tête du Haut comité des droits de l'Homme




M. Foued Mebazaa, président de la République par intérim, a reçu, jeudi, au palais de Carthage, M. Farhat Rajhi, l'ancien Ministre de l'Intérieur, qu'il a décidé de nommer président du Haut comité des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Le Haut Comité tunisien pour les Droits de l'Homme et les Libertés Fondamentales est une instance consultative, qui remet ses rapports au Président de la République.

Le journaliste tunisien Lotfi Massoudi est libéré


Le journaliste tunisien Lotfi Massoudi a été libéré, jeudi, a indiqué une source responsable au ministère des affaires étrangères.

M. Slaheddine Jemmali, ambassadeur de Tunisie à Tripoli, joint par téléphone, a confirmé la libération de Lotfi Massoudi, journaliste à Al-Jazeera, détenu depuis plusieurs jours par les autorités libyennes.

Le journaliste tunisien quittera aujourd'hui la Libye en direction de la Tunisie, selon M.Jemmali.


(TAP)

mercredi 30 mars 2011

Tunisie : Ce soir en direct, un débat télévisé avec Béji Caïd Essebsi


La télévision tunisienne nationale, "Hanniba TV", et "Nessma TV" diffusent, ce soir à 20h30, du palais du Gouvernement à la Kasbah, un débat télévisé en direct avec le Premier ministre du Gouvernement provisoire, Béji Caïd Essebsi.

Ce débat télévisé sera aminé conjointement par MM. Abdelmalek Ben Rabah de la chaîne télévisée nationale, Faouzi Jerad de "Hannibal TV" et Sofiène Ben Hmida de "Nessma TV".


lundi 28 mars 2011

Tunisie: Qui est le nouveau ministre de l’Intérieur ?


Sur proposition du Premier ministre M. Béji Caïd Essebsi, le Président de la République par intérim, M. Foued Mebazza a nommé M. Habib Essid, ministre de l'Intérieur qui a remplacé M. Frahat Rajhi.

M. Essid a occupé plusieurs fonctions gouvernementales et administratives tunisiennes. Il a été secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Environnement et des Ressources Hydrauliques chargé de l’Environnement de 2002 à 2003, Chef de Cabinet du ministre de l’Intérieur entre 1997 et 2000 et Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture chargé de la Pêche de 2001 à 2002. Il a aussi reçu deux distinctions : Commandeur de l’ordre de la République tunisienne en 1982 et officier de l’ordre de la République tunisienne en 1992.



Photo : Daylife.com [ Madrid, SPAIN: Chairman of International Olive Oil Council, Tunisian Habib Essid speaks to journalists in Madrid, 18 July 2007.]

Moncef Marzouki appelle à la "viligance face aux dangers qui menacent la révolution tunisienne"


L'opposant historique tunisien Moncef Marzouki a tenu dimanche sa première réunion publique à Tunis pour appeler à la "viligance" face aux dangers qui, selon lui, menacent la révolution tunisienne.

Devant des militants de son parti réunis au palais des congrès de la capitale, le président du Parti du Congrès pour la République (PCR), qui est rentré d'exil le 18 janvier, quatre jours après la chute du président Ben Ali, a appelé les "ennemis de la révolution à cesser de naviguer à contre-courant".
Durant la réunion, le président du CPR, parti interdit sous Ben Ali, a exposé les grandes lignes d'action de sa formation en vue des élections du 24 juillet.
Les Tunisiens devront alors élire une assemblée constituante qui sera chargée d'adopter une nouvelle constitution pour la IIè république tunisienne et de préparer les échéances électorales futures.
Le programme du CPR sera débattu lors de son premier congrès les 24 et 25 juin prochains.
Dans une interview parue samedi dans un quotidien tunisien, M. Marzouki s'est prononcé pour "un régime mixte parlementaire et présidentiel, qui ne donne pas la possibilité à un président de devenir dictateur ou à un premier ministre de l'être autant".
"Je suis très fier de cette révolution et très optimiste pour son avenir", avait-il ajouté.
Dimanche, il a toutefois affirmé que la police politique de l'ancien régime, officiellement dissoute le 7 mars, "continue d'exercer jusqu'à aujourd'hui des pressions sur les militants politiques", selon l'agence tunisienne TAP.
Le 22 janvier, le CPR avait réclamé une nouvelle Constitution, ainsi que la démission du gouvernement de transition de l'époque, dirigé par le premier ministre Mohammed Ghannouchi et dominé par les caciques de l'ancien régime.
M. Marzouki, ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, a fondé le Congrès pour la République en 2001
Issu de la gauche laïque, ce médecin de formation âgé de 65 ans avait annoncé le 17 janvier depuis son exil à Paris sa candidature à la future élection présidentielle.

(AFP)

dimanche 27 mars 2011

Tunisie : Les projets de décrets-lois relatifs aux éléctions sont achevés


La sous-commission chargée de préparer le projet de la loi électorale et qui relève de l'instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique a achevé l'élaboration des projets de décrets-lois relatifs à l'élection de l'assemblée nationale constituante et à l'élection de l'instance supérieure indépendante des élections.

Ces projets seront examinés au cours d'une séance plénière de l'instance supérieure.

Les principales dispositions du projet de décret-loi relatif à l'élection de l'assemblée nationale constituante sont axées sur la garantie d'élections pluralistes, transparentes, crédibles et démocratiques, dans les différentes étapes du scrutin, à travers notamment:

* La consécration du droit des Tunisiens dont ceux résidant à l'étranger de participer aux élections avec leur carte d'identité nationale
* L'établissement des listes des électeurs sous le contrôle de l'instance supérieure indépendante des élections
* Introduction de mécanismes permettant aux électeurs d'émettre des réserves à propos des listes électorales

Pour ce qui est de la campagne électorale, le projet de décret-loi comprend des principes fondamentaux garantissant l'impartialité de l'administration, la non exploitation des lieux de culte et la consécration de la transparence de la campagne électorale, au niveau du financement.

Ainsi, chaque parti ou liste de candidats doit ouvrir un compte courant bancaire spécial pour la campagne électorale.

Afin de garantir des élections transparentes, pluralistes et démocratiques, le projet de décret-loi instaure plusieurs mécanismes, notamment l'affichage automatique des résultats dans les centres de tri et sur le site web de l'instance supérieure indépendante des élections.

M. Farhat Horchani, professeur de droit public à l'Université tunisienne et président de la sous-commission sur la loi électorale a indiqué que ce projet présente plusieurs nouveautés, dont l'identification des crimes électoraux en l'occurrence:

- Les tentatives d'influencer ou d'intimider les électeurs
- Le vol ou la destruction des listes électorales ou des urnes
- La falsification des procès-verbaux du scrutin
- L'atteinte à la liberté du scrutin avec recours à la violence

Le projet de décret-loi garantit, en outre, la présence de la femme.

Le deuxième projet de décret-loi concerne l'instance supérieure indépendante des élections qui est composée de magistrats, d'avocats, d'experts-comptables, de représentants d'organisations non gouvernementales et d'universitaires.

Sa mission consiste, selon ce projet, en la gestion et le contrôle de l'opération électorale et la proclamations des résultats préliminaires des élections, avant l'examen des demandes de recours par une autre instance, "l'instance supérieure des contentieux électoraux", qui sera instituée à cet effet par un décret-loi.

M. Horchani a relevé que la sous-commission travaille d'arrache pied pour la préparation technique des élections.

Elle se penche, à cet effet, sur l'actualisation des cartes d'identité nationale avec les services compétents, particulièrement, pour les plus anciennes d'entre elles qui sont toujours utilisées et qui seraient au nombre de 900 000 cartes.

Il a ajouté que la commission s'emploie, également, à régler d'autres questions tels que l'enregistrement des tunisiens à l'étranger et la formation des jeunes aux questions techniques d'enregistrement des listes électorales et de gestion des bureaux de vote dont le nombre sera en dizaine de milliers en plus de l'achat des équipements nécessaires aux élections tels que les ordinateurs et autres matériels.

La tenue de ces élections est tributaire, a-t-il dit, de la publication rapide des textes de loi et de la mise en place de l'instance supérieure indépendante des élections.

samedi 26 mars 2011

Libye : La Tunisie gèle les avoirs de Mouammar Kadhafi


La Tunisie a gelé les avoirs du colonel Mouammar Kadhafi, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche du Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi.

"Ce n'est pas une décision unilatérale et la Tunisie ne fait que se conformer à une décision de l'ONU", selon cette source s'exprimant sous couvert d'anonymat, qui n'a pas donné davantage de précisions sur les avoirs éventuels que possèderait le dirigeant libyen, ni sur la date à laquelle cette décision a été prise.

Depuis le début de l'insurrection populaire contre le régime du colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, et surtout celui de l'intervention militaire internationale contre lui, la Tunisie est restée d'un grand mutisme sur la situation chez son voisin, avec lequel il entretient des rapports économiques très importants.

Il revient "aux Libyens de décider" s'ils veulent se débarrasser du régime du colonel Kadhafi, a en outre déclaré jeudi à l'AFP M. Essebsi, en exprimant des regrets à propos de l'intervention militaire en Libye.
S'ils s'en débarrassent, "c'est leur affaire, nous prendrons acte et nous continuerons à travailler (avec la Libye, ndlr). Nous reconnaissons les Etats, les régimes ne sont pas éternels", selon lui.
La Libye est un partenaire essentiel pour la Tunisie, le second après l'Union européenne. 1.200 entreprises tunisiennes y vendent leurs produits, soit 7% des exportations totales tunisiennes, et le commerce bilatéral a représenté en 2010 environ 1,2 milliard de dinars (environ 600 millions d'euros).

Sans oublier les quelque deux millions de touristes libyens qui viennent s'amuser ou se faire soigner en Tunisie dans des cliniques privées.
Selon la revue tunisienne Réalités, la Libye est le quatrième investisseur arabe en Tunisie, et un grand pourvoyeur de produits pétroliers.

Source : AFP

vendredi 25 mars 2011

Tunisie : Signature d'un accord avec la France dans le domaine des énergies renouvelables

La Tunisie et la France ont signé jeudi un accord de coopération pour la réalisation de programmes et de projets communs dans le domaine des énergies renouvelables, rapporte l'agence officielle tunisienne TAP.

Signé à l'occasion de la visite qu'effectue actuellement à Tunis le ministre français de l'Industrie Eric Besson, l'accord s'inscrit dans le cadre des plans solaires tunisien (PST) et méditerranéen (PSM).

A travers "une coopération institutionnelle et technique", il vise notamment à "la valorisation de l'électricité produite en Tunisie à partir de sources d'énergies renouvelables sur les marchés européens".

Selon le document intitulé "Arrangement administratif portant sur le développement et l'utilisation rationnelle des énergies renouvelables", les deux parties conviennent de développer en particulier au sein de l'Union pour la Méditerranée (UPM) les dynamiques relatives au développement des énergies renouvelables, à l'efficacité énergétique et au transport de l'énergie renouvelable.

M. Besson a, à cette occasion, évoqué le projet d'interconnexion électrique en Méditerranée (Medgrid) qui consiste à évaluer la faisabilité d'un réseau électrique permettant d'acheminer vers le Nord une partie de l'énergie solaire ou éolienne produite par le Sud.

Source : AP

mardi 22 mars 2011

Tunisie : L'équipage d'Hannibal II arrivera ce soir


Un avion civil sera dépêché par la compagnie aérienne Tunisair vers l'Etat de Djibouti pour rapatrier l'équipage du navire "Hannibal II", libéré le 17 mars 2011.

Contacté par l'agence Tunis Afrique Presse (TAP), le chargé de la communication au ministère du Transport et de l'Equipement a ajouté, lundi, que l'avion transporte à son bord une équipe médicale militaire et des représentants de la société propriétaire d'Hannibal II, à leur tête M. Férid Abbès, ainsi qu'un équipage pour rapatrier "Hannibal II" vers la Tunisie.

Selon la même source, Hannibal II arrivera au port de Djbouti ce lundi, à 22 heures (heure locale) pour évacuer mardi soir l'équipage vers l'aéroport international de Tunis Carthage.
L'avion atterrira au terminal 2 ou sera organisée une conférence de presse.

Le ministère du Transport et de l'Equipement a pris les précautions nécessaires pour assurer la protection sanitaire de l'équipage libéré.

Le navire "Hannibal II" et son équipage qui compte 32 personnes dont 22 tunisiens ont libérés après le paiement de la rançon exigée par les pirates somaliens.

L'amiral Chédli Chérif avait mené les négociations avec les pirates somaliens en coordination avec l'Etat major des armées françaises.

Il y a lieu de rappeler que le navire libéré est géré par la société Gabès Marine Tankers (GMT) et battait pavillon panaméen lorsqu'il a été capturé au large du Golfe d'Aden le 11 novembre 2010.


Source : TAP

mercredi 16 mars 2011

Tunisie : Principales dispositions du projet du Code de la presse


La commission sectorielle de l'information et de la communication audiovisuelles issue de l'Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique se penche sur le parachèvement du projet du "Code de la presse, de l'imprimerie et de l'édition" qui sera présenté, ultérieurement, à l'instance dans sa composition élargie.

M. Ridha Jenayeh, président de la commission sectorielle a indiqué, mardi, à l'agence TAP, que les principaux amendements proposés à l'issue des travaux peuvent être résumés dans les points suivants:

- Suppression de la formalité du dépôt légal auprès du ministère de l'Intérieur, afin de consacrer le principe de la liberté de la presse, et son remplacement par le dépôt légal auprès du pouvoir judiciaire, tout en conférant un caractère automatique au dépôt légal, afin que la diffusion ne reste pas tributaire de la remise du récépissé de la déclaration, par la partie compétente.

- Introduction des dispositions spéciales consacrant le droit des journalistes à obtenir l'information de sa source et sa diffusion sans rencontrer des pressions ou des exactions de quelque nature que ce soit.

- Introduction de dispositions spéciales relatives à la transparence financière, pour les journaux périodiques d'information générale, afin d'éviter une éventuelle domination des capitaux étrangers sur eux.

- Introduction de dispositions spéciales concernant la pluralité des journaux périodiques, particulièrement au niveau du tirage.

- Révision des dispositions relatives à la diffusion des journaux périodiques étrangers

- Révision des procédures de la poursuite des crimes de la presse, en instaurant la procédure du renvoi direct

- Autorisation aux associations opérant dans le domaine de la lutte contre toute forme de discrimination raciale, sexiste ou religieuse d'exercer des poursuites judiciaires concernant les crimes commis contre une catégorie de personnes, à cause de leur appartenance à une religion, à une race ou à un sexe déterminé.

- Introduction, dans le Code de la presse, de dispositions particulières sur les élections et incrimination de l'usage des lieux de culte pour la propagande politique.

M. Jenayeh a souligné que l'élection d'une assemblée nationale constituante n'exige pas seulement la préparation d'un code électoral mais, aussi, la révision et la préparation de nouveaux textes organisant le paysage médiatique dans ses différentes formes écrites ou audio-visuelles, en raison de leur étroite relation avec la liberté d'expression et d'opinion qui est d'une extrême importance dans l'opération électorale.

Dans ce contexte, le professeur de droit public, de l'université de Tunis, a relevé que les candidats des partis politiques ou les personnalités indépendantes feront la promotion de leurs idées, programmes et visions par le biais des médias, ce qui exige la mise en place de réformes structurelles du secteur de l'information.

Il a rappelé, à cet égard, la création, conformément au décret-loi du 2 mars 2011, d'une instance nationale indépendante pour la réforme du secteur de l'information et de la communication, sous la présidence de M. Kamel Labidi.

M. Ridha Jenayah a indiqué que les dispositions contenues dans ce décret-loi "sont insuffisantes pour organiser et régir les médias", précisant que cette instance dispose, essentiellement, des prérogatives consultatives, d'où l'importance des nouveaux textes législatifs organisant le travail des médias.

Il a relevé, à ce sujet, que "le code de la presse, de l'imprimerie et de l'édition", sera prêt dans les délais fixés par le président de la République par intérim, soit avant la fin du mois de mars 2011.

Le président de la sous-commission de l'information et de la communication, a indiqué, que la liberté d'expression est "une arme à double tranchant", précisant que la liberté bien qu'importante peut être "dangereuse" étant donné que "toute déviation peut avoir de fâcheuses conséquences en visant l'honneur et la réputation des gens".

Il a souligné la nécessité de prévenir de telles pratiques qui vont à l'encontre de la déontologie professionnelle, au niveau de la législation.


Source : TAP

mardi 15 mars 2011

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton sur Nessma TV



Nessma Tv passera un Talk Show spécial, Jeudi 17 Mars à 21h00, avec comme invitée la Secrétaire d’Etat Américaine Hillary Clinton qui effectue sa première visite officielle en Tunisie après la Révolution du 14 Janvier 2011.

Des questions brulantes seront au centre de cette émission dont : Les perspectives dans le Monde Arabe au lendemain des révolutions…La place de la femme dans les démocraties naissantes de la région….L’avenir politique économique et social du grand Maghreb et l’évolution des relations américano-maghrébines…


Tunisie : Reconnaissance internationale pour le soutien aux réfugiés de provenance de Libye


M. Bekele Geleta, secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la croix-rouge et du croissant-rouge, qui est arrivé, lundi, au camp de Choucha, près de la frontière tuniso-libyenne, a loué les efforts consentis par le peuple et le gouvernement tunisiens, pour venir en aide aux réfugiés de provenance de Libye via le poste frontière de Ras Jedir.

« Surmonter cette crise humanitaire est une responsabilité partagée. Nous sommes ici pour aider à faire face à cette situation et soutenir les efforts du croissant rouge tunisien qui était le premier à intervenir », a indiqué M. Geleta.

Il a souligné la nécessité de se préparer à d'éventuels développements en Libye et à leurs répercussions sur la frontière tuniso-libyenne.

Un camp est en cours d'installation par la Fédération internationale des sociétés de la croix-rouge et du croissant-rouge pour accueillir, dans une première phase, un millier de réfugiés. Ce camp est extensible en cas de besoin pour accueillir jusqu'à 10 mille personnes.

Il se compose d'unités d'hébergement, d'entrepôts, de bureaux, de cuisines et d'un centre hospitalier aménagé sur une initiative espagnole.


Source : TAP