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dimanche 24 avril 2011

Le parti Afek Tounes appelle à ce que l'Assemblée constituante soumette le projet de la nouvelle constitution au référendum populaire


Le Palais des congrès de Tunis a abrité, samedi, le premier meeting du parti "Afek Tounès". Ce meeting a été l'occasion de passer en revue les orientations et les visions du parti, en ce qui concerne une série de questions ayant trait à la société tunisienne, à l'Assemblée Constituante, à l'emploi et au développement régional.

Prenant la parole, les membres fondateurs du parti ont souligné l'attachement de leur parti à l'article premier de la Constitution du 1er juin 1959 qui proclame clairement que la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain; sa religion est l'Islam, sa langue est l'arabe.

Ils ont indiqué que la Tunisie est pour tous les tunisiens sans discrimination raciale, ethnique ou confessionnelle et qu'elle était depuis toujours un pays réputé pour son ouverture sur toutes les civilisations et par son respect de la liberté de conscience et des valeurs de dialogue et de tolérance.

Les orateurs ont insisté sur l'impératif de rompre avec les pratiques de l'ancien régime, de lutter contre la corruption politique et financière et toutes les formes d'exclusion, de marginalisation, et d'œuvrer à consacrer la démocratie et l'indépendance de la justice et à consolider la liberté de la presse.

Ils ont, également, réaffirmé l'impératif de respecter les libertés individuelles et publiques et d'établir une séparation effective des pouvoirs, appelant à préserver les acquis du Code du Statut Personnel et à respecter les conventions internationales garantissant les droits de la femme en tant que partenaire effectif de l'homme.

Les membres fondateurs du parti "Afek Tounes" ont souligné l'importance d'élaborer un pacte républicain engageant tous les partis et listes candidates à la Constituante et d'instituer le principe de déclaration sur les biens de chaque membre du gouvernement ou de la Constituante.

Ils ont annoncé que le parti Afek Tounes appelle à instaurer un régime qui combine entre le présidentiel et le parlementaire, mettant l'accent sur la nécessité de veiller à ce que l'Assemblée constituante soumette le projet de la nouvelle constitution au référendum populaire le 14 janvier 2012.

Ils ont indiqué que le dossier de l'emploi est au premier plan des programmes du parti et "qu'il ne peut y avoir de révolution réussie sans l'accumulation de la richesse", mettant l'accent sur l'impératif de promouvoir l'esprit de créativité, d'impulser l'initiative et d'instaurer un climat économique et social sain permettant de conforter la confiance auprès des promoteurs privés et de polariser les investisseurs étrangers, ce qui ne manquera pas de créer des postes d'emploi additionnels et de contribuer à la croissance économique et à l'amélioration des conditions de vie des citoyens, notamment, dans les régions intérieures.


Source : TAP

lundi 28 mars 2011

Moncef Marzouki appelle à la "viligance face aux dangers qui menacent la révolution tunisienne"


L'opposant historique tunisien Moncef Marzouki a tenu dimanche sa première réunion publique à Tunis pour appeler à la "viligance" face aux dangers qui, selon lui, menacent la révolution tunisienne.

Devant des militants de son parti réunis au palais des congrès de la capitale, le président du Parti du Congrès pour la République (PCR), qui est rentré d'exil le 18 janvier, quatre jours après la chute du président Ben Ali, a appelé les "ennemis de la révolution à cesser de naviguer à contre-courant".
Durant la réunion, le président du CPR, parti interdit sous Ben Ali, a exposé les grandes lignes d'action de sa formation en vue des élections du 24 juillet.
Les Tunisiens devront alors élire une assemblée constituante qui sera chargée d'adopter une nouvelle constitution pour la IIè république tunisienne et de préparer les échéances électorales futures.
Le programme du CPR sera débattu lors de son premier congrès les 24 et 25 juin prochains.
Dans une interview parue samedi dans un quotidien tunisien, M. Marzouki s'est prononcé pour "un régime mixte parlementaire et présidentiel, qui ne donne pas la possibilité à un président de devenir dictateur ou à un premier ministre de l'être autant".
"Je suis très fier de cette révolution et très optimiste pour son avenir", avait-il ajouté.
Dimanche, il a toutefois affirmé que la police politique de l'ancien régime, officiellement dissoute le 7 mars, "continue d'exercer jusqu'à aujourd'hui des pressions sur les militants politiques", selon l'agence tunisienne TAP.
Le 22 janvier, le CPR avait réclamé une nouvelle Constitution, ainsi que la démission du gouvernement de transition de l'époque, dirigé par le premier ministre Mohammed Ghannouchi et dominé par les caciques de l'ancien régime.
M. Marzouki, ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, a fondé le Congrès pour la République en 2001
Issu de la gauche laïque, ce médecin de formation âgé de 65 ans avait annoncé le 17 janvier depuis son exil à Paris sa candidature à la future élection présidentielle.

(AFP)