samedi 4 avril 2009

La Corée du Nord retarde le lancement de son satellite

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Le lancement par la Corée du Nord de son "satellite" n'a pas eu lieu. Pyongyang semble avoir différé, samedi 4 avril, le lancement en raison de conditions météorologiques défavorables, prolongeant l'attente de la communauté internationale qui redoute un nouveau tir de missile balistique. La fenêtre quotidienne de lancement se situerait entre 11 heures et 16 heures locales (4 heures et 9 heures).

Pyongyang a annoncé fin février qu'elle allait mettre en orbite, entre samedi et mercredi, un "satellite de télécommunications" devant survoler le nord de l'archipel japonais. La région côtière du nord-est de la Corée du Nord où se trouve le site de lancement est actuellement recouverte par d'épais nuages et balayée par de fortes bourrasques de vent. Les prévisions prévoient un ciel plus dégagé pour dimanche et lundi avec des vents plus faibles. "Des vents assez forts" estimés entre 7 et 10 mètres/secondes balayaient le site de lancement nord-coréen de Musudan-ri, a indiqué le porte-parole du Centre de météorologie précisant que le ciel était "partiellement nuageux". Un expert spatial a ajouté que les conditions n'étaient "pas idéales" samedi.

Les conditions devraient s'améliorer dimanche matin, avec un vent plus faible, mais le ciel demeurera nuageux, selon la même source. Samedi matin, le gouvernement japonais a semé la confusion en annonçant le décollage de la fusée nord-coréenne, avant de se rétracter.

Paradis fiscaux : la fin du secret bancaire

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A Londres, les leaders du G20 ont en effet demandé à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de publier une liste des paradis fiscaux non-coopératifs, c'est-à-dire ceux qui, jusqu'à présent, opposaient le secret bancaire à l'administration fiscale, ou à la justice de pays tiers, lorsque ces derniers leur demandaient des informations. Le Costa-Rica, la Malaisie, les Philippines, l'Uruguay sont les quatre Etats aujourd'hui dénoncés par cette "liste noire". Une "liste grise", en outre, recense quarante autres Etats placés sous surveillance, après s'être engagés à se montrer plus coopératifs dans les mois à venir. Y figurent notamment la Suisse, la Belgique et le Luxembourg. L'OCDE et le Fonds monétaire international ont été chargés de s'assurer du respect des engagements pris par ces Etats et devront rendre un rapport lors de la prochaine réunion du G20, en septembre. Les Etats qui n'auront pas joué le jeu s'exposeront à des sanctions.

Les dirigeants du G20 ont d'ores et déjà envisagé la dénonciation des conventions fiscales nouées avec un Etat si celui-ci se montre récalcitrant. Ces conventions ont pour objectif principal d'éviter une double imposition pour les résidents ou les sociétés de ces pays, à la fois dans leur pays d'origine et dans le pays où est exercée l'activité du résident ou d'une de ses filiales. "Actuellement la convention fiscale entre la France et la Suisse est en cours de renégociation", rappelle, à titre d'exemple, Daniel Lebègue. "La France a demandé à la Suisse d'inscrire dans cette convention des articles prescrits par l'OCDE sur l'échange des informations entre administrations fiscales et de fait, la levée du secret bancaire. La Suisse s'est saisie de cette demande et va très vite devoir répondre oui ou non. Si elle répond non, elle va être étiquetée pays non-coopératif." En cas de dénonciation de cette convention fiscale, "une société suisse qui a une filiale en France supporterait l'impôt deux fois".

"RESTER ATTENTIF"

Les Etats peuvent également aller jusqu'à rompre toute relation financière avec un Etat jugé non-coopératif. "Cela revient à couper l'électricité" avec ce territoire, explique Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives économiques et spécialiste des paradis fiscaux. Ainsi, une multinationale ou une banque qui possède une filiale sur un territoire ne pourrait plus rapatrier ses profits ou lui faire un prêt. "C'est vraiment la sanction extrême", observe le journaliste, "avant d'en arriver là, il faudra vraiment que ce pays montre une sacrée mauvaise volonté en termes de coopération. Mais le principe est acté."

Pour Daniel Lebègue, le processus arrêté au G20 constitue "une démarche très forte, très cohérente, très solide". Avec, "au bout de la route", "la levée du secret bancaire lorsqu'il s'agit de rechercher et de sanctionner la fraude et l'évasion fiscale ou le blanchiment de capitaux issus d'activités criminelles". Néanmoins, le président de la section française de Transparence internationale invite à "rester attentif au respect des engagements pris". Christian Chavagneux, lui, est moins optimiste. "L'ère du secret bancaire n'est pas révolue", affirme-t-il, car l'accord présenté au G20 souffre de "lacunes". "Le critère retenu par l'OCDE consiste à devoir donner une information à une administration fiscale ou un juge étrangers dans la mesure où ils ont un début de preuve de fraude ou d'évasion fiscale", relève le journaliste d'Alternatives. Selon lui,"on reste très loin du principe d'échange automatique d'informations, qui permettrait au fisc ou aux juges de partir à la pêche aux infos quand ils ont simplement une suspicion, mais pas encore de preuve".

OTAN : pas d'urgence pour choisir le prochain secrétaire général

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Les Etats-Unis ont fait savoir, samedi 4 avril, qu'il n'y avait pas d'urgence à s'entendre sur le nom du prochain secrétaire général de l'OTAN, quelques heures après avoir échoué à dégager un consensus sur la candidature du premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.

"Le président Obama est impliqué dans cette discussion et nous verrons comment elle se termine", a indiqué un responsable américain, qui a ajouté que Washington ne voyait pas d'"énorme" urgence à régler cette question samedi.

La Turquie a maintenu jusqu'au bout vendredi son veto à la candidature de Rasmussen en raison de la façon dont il a géré en 2006 l'affaire des caricatures de Mahomet, publiées à l'époque par un quotidien danois. Ankara lui reproche également de ne pas être parvenu à fermer la chaîne de télévision kurde ROJ TV, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan, qui émet du Danemark. Le PKK est sur la liste des organisations terroristes européenne et américaine.

Le premier ministre danois bénéficie pourtant du soutien des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de la France, mais plusieurs autres membres de l'Otan estiment en privé qu'il n'est pas le meilleur candidat à l'heure où l'Alliance atlantique cherche à réchauffer ses relations avec le monde musulman.