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vendredi 26 juin 2009
Le roi de la pop Michael Jackson est mort
Le "roi de la pop" Michael Jackson est mort, à l'âge de 50 ans, après avoir été hospitalisé à Los Angeles, en Californie (ouest), selon le site internet spécialisé dans la vie des stars TMZ.com.
Le quotidien Los Angeles Times a peu après confirmé la mort.
Selon le site, le chanteur a été victime d'une crise cardiaque peu après 12H00 (19H00 GMT) et les services de secours n'ont pas réussi à le réanimer.
Les médias américains avaient annoncé peu avant l'hospitalisation de la star.
Selon le Los Angeles Times, citant le capitaine des pompiers de Los Angeles Steve Ruda, les pompiers ont répondu à un appel en provenance du domicile du chanteur vers 12H26 (19H26 GMT). Le chanteur ne respirait plus quand ils sont arrivés, indique le journal qui précise qu'il a été réanimé puis transporté à l'hôpital UCLA, où il serait mort peu après selon TMZ.
Le père de la star, contacté par le site E! Online n'a donné aucune précision sur l'état de santé de Michael Jackson.
"Je suis à Las Vegas, mais c'est vrai, des personnes à Los Angeles m'ont contacté et se trouvent avec Michael et me disent qu'il a été emmené à l'hôpital", a dit le père du chanteur, cité par E! Online. "Sa mère est en route vers l'hôpital", a-t-il ajouté.
Son agent Tohme E. Tohme, contacté par l'AFP, n'était pas joignable dans l'immédiat.
Michael Jackson, enfant prodige et génie de la musique, a été l'une des stars les plus adulées puis l'une des plus controversées, pour ses transformations physiques ou son mode de vie.
Après avoir virtuellement disparu depuis son acquittement en 2005 dans un procès retentissant où il était accusé d'attouchements sexuels sur un adolescent, le chanteur désormais quinquagénaire était réapparu en mars pour annoncer son grand retour sur scène cet été à Londres.
Mais fin mai, les organisateurs avaient annoncé que le lancement de la série de concerts avait été repoussé de quelques jours en juillet, assurant toutefois que cela n'avait "rien à voir" avec la santé de la star.
Doté d'une voix haut perchée reconnaissable entre toutes, danseur hors du commun, l'artiste est déjà reconnu alors qu'il n'a pas dix ans, avant de passer progressivement au statut de star planétaire.
Mais dès les années 1980, l'énigmatique Jackson montre des signes physiques et comportementaux étranges et, au-delà du phénomène musical, devient un phénomène tout court.
Michael Joe Jackson est né le 29 août 1958 dans une famille noire pauvre de Gary, dans l'Indiana (nord). Son père est mineur, sa mère employée de magasin. Le couple a neuf enfants.
La carrière musicale familiale commence avec ses quatre frères aînés, bientôt rejoints par le petit garçon. C'est le temps des "Jackson Five".
En 1979, le producteur Quincy Jones supervise son premier disque solo, "Off the Wall", auquel participent Stevie Wonder et Paul McCartney. Le succès est foudroyant et durera 15 ans.
Michael Jackson bat le record mondial de ventes avec son album "Thriller" en 1982 (plus de 50 millions d'exemplaires). Suivent des albums au succès moindre mais toujours honorable, "Bad" (1987) et "Dangerous" (1991).
Mais au même moment, le physique du chanteur se transforme, son teint devient pâle, son nez de plus en plus effilé. Jackson nie toute chirurgie, à part deux rhinoplasties, et explique la blancheur de sa peau par une maladie, le vitiligo.
Il transforme un ranch californien en résidence et parc d'attractions baptisé "Neverland", en hommage à son modèle, Peter Pan, l'enfant qui ne veut pas grandir.
Mais en 1993, cette image de doux excentrique vole en éclats avec la plainte d'un adolescent de 13 ans qui l'accuse d'attouchements. L'affaire se règle à l'amiable contre 23,3 millions de dollars, une somme qui n'entame que peu une fortune alors estimée à 600 millions.
En 1994, Jackson épouse la fille du "King" Elvis, Lisa Marie Presley, à la surprise générale. L'année suivante, la sortie d'"HIStory", annoncée comme son grand retour, est une déception. En 1996, divorcé, il épouse Debbie Rowe, infirmière australienne dont il a deux enfants, Prince Michael Jr et Paris Michael Katherine, avant de divorcer en 1999.
Le chanteur est également père de Prince Michael II, né d'une mère porteuse en 2002.
Son album "Invincible" sorti en octobre 2001, connaît un succès mitigé. En 2003, le chanteur raconte dans un documentaire britannique aimer dormir en toute innocence avec des petits garçons. Le scandale et son retentissement judiciaire ternissent son image, même s'il est finalement acquitté en juin 2005.
Entre-temps, sa fortune a fondu, contraignant en 2006 le chanteur à restructurer une dette de quelque 170 millions de dollars, selon la presse américaine, en donnant à Sony une option d'achat sur la moitié de son prestigieux catalogue musical.
Petite victoire dans un océan d'ennuis financiers, il a récemment obtenu l'annulation d'une vente de ses objets personnels qui devait être organisée par la maison d'enchères Julien's en Californie.
Michael Jackson a assuré travailler à un nouvel album mais jusqu'à présent rien ne s'est matérialisé.
Source : AFP
samedi 30 mai 2009
Orange condamné pour le mot de passe "salearabe"
Orange et son directeur de la clientèle ont été condamnés jeudi par le tribunal de police de Bordeaux à 500 euros d'amende et 8.000 euros de dommages et intérêts pour avoir attribué "salearabe" comme mot de passe à un client girondin, a-t-on appris auprès de l'avocat du plaignant.
En décembre 2007, Mohamed Zaïdi , un garagiste de Pessac, dans l'agglomération bordelaise, s'est vu attribuer le mot de passe "salearabe" par courrier après avoir rencontré des problèmes de connexion internet et contacté à plusieurs reprises la hotline de son fournisseur d'accès, Orange. Choqué, l'homme d'une quarantaine d'années a immédiatement porté plainte. "Cela a été un énorme choc. J'ai appelé la hotline quand j'ai eu des problèmes de connexion, mais je ne me suis jamais énervé. C'est plutôt choquant de la part d'une entreprise comme celle-ci", avait-il alors indiqué.
Lors de l'audience, le représentant du ministère public, Jean-Louis Rey, a qualifié ce mot de passe de "blessant, insultant et même diffamatoire". "Il était très important pour mon client que son préjudice soit reconnu et réparé", a affirmé pour sa part Me Grégory Bellocq, l'avocat du garagiste.
Source: AFP
samedi 9 mai 2009
Grippe porcine: 3100 cas confirmés dans 26 pays
Les principaux chiffres concernant la grippe A(H1N1) vendredi, à partir des données diffusées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Centres américains de contrôle des maladies (CDC) et les autorités des pays concernés:
Décès: 45 au Mexique et deux dans l'Etat américain du Texas (un bébé mexicain de 23 mois et une femme vivant à proximité de la frontière mexicaine). Un cas de décès a été signalé vendredi au Canada, une femme d'une trentaine d'années de la province d'Alberta, qui souffrait d'autres problèmes médicaux.
Cas confirmés d'infection à travers le monde: 3.100 cas dans 26 pays dont
- plus de 1.100 au Mexique
- au moins 1.639 aux Etats-Unis
- 214 au Canada
- 88 en Espagne
- 34 au Royaume-Uni
- 12 en France (deux nouveaux cas ont été confirmés vendredi, alors que trois cas d'infection étaient probables, selon l'Institut de veille sanitaire).
- 11 en Allemagne
- 7 en Italie et en Israël
- 5 en Nouvelle-Zélande
- 4 au Brésil
- 3 en Corée du Sud et aux Pays-Bas
- 2 au Salvador
- 1 en Autriche, en Colombie, au Costa Rica, au Danemark, au Guatemala, en Irlande, au Portugal, en Suède, en Suisse, en Pologne, et à Hong-Kong. Un premier cas a été confirmé au Panama vendredi.
- Selon l'OMS, jusqu'à deux millions de personnes pourraient être contaminées par le virus si l'épidémie se transforme en pandémie dans les mois ou les années qui viennent.
- Hong-Kong a levé vendredi la quarantaine imposée depuis le 1er mai dans l'enceinte de l'hôtel Metropark, libérant 280 clients et employés. Le ressortissant mexicain atteint par le virus qui avait séjourné dans l'établissement est sorti de l'hôpital après une semaine de soins.
- Lycées, universités, discothèques, cinémas et bars ont rouvert au Mexique. Les écoles primaires ouvriront la semaine prochaine.
Source: AP
dimanche 26 avril 2009
Une alerte mondiale contre la grippe porcine
La question n'est pas de savoir si l'humanité sera à nouveau confrontée à une pandémie grippale, mais quand elle le sera, prévenaient régulièrement les épidémiologistes. Ce temps est-il venu ? Ces mêmes spécialistes attendent avec anxiété la réponse. Vendredi 24 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est mise en état d'alerte et a multiplié les réunions de crise : plusieurs foyers d'infection humaine par un virus de grippe jusqu'ici inconnu - d'apparence porcine - ont en effet été décelés ces derniers jours aux Etats-Unis et au Mexique, faisant dans ce pays plusieurs dizaines de morts.
Pour l'heure, la situation semble sous contrôle aux États-Unis, où huit cas d'infection grippale porcine ont été recensés depuis la fin mars - six en Californie, dans la région de San Diego et deux au Texas, près de San Antonio. Le dernier cas a été signalé vendredi 24 avril par le Centre de contrôle des maladies (CDC) d'Atlanta, qui précise que les patients n'ont été que modérément affectés par la maladie, même si l'un d'eux a dû être hospitalisé.
Il en va tout autrement au Mexique, où plus d'un millier de malades ont été recensés et où vingt décès sont formellement attribués au nouveau virus H1N1, suspecté d'avoir tué soixante-huit personnes à ce jour. Des mesures d'urgence ont déjà été prises à Mexico, où les cours scolaires et universitaires ont été annulés vendredi, sans que les autorités sachent encore combien de temps elles prolongeront ces interdictions, voire s'il conviendra de confiner à domicile l'ensemble de la population.
L'agent infectieux, un virus influenza A de type H1N1, déroute les spécialistes. Ce virus porcin, très contagieux mais peu dangereux pour l'animal, n'a que rarement été identifié chez l'homme, pour qui il n'a été jusqu'ici qu'exceptionnellement mortel. Le CDC n'a pour l'heure pas trouvé de lien évident entre les personnes récemment infectées aux États-Unis et des élevages de porcs. Il est par ailleurs acquis que le virus ne se transmet pas par ingestion de la viande de l'animal.
Plus énigmatique encore : les premières analyses montrent que la souche qui frappe à Mexico est identique à celle trouvée en Californie. Comment expliquer qu'elle soit mortelle au sud du Rio Bravo et curable au nord ? "On l'ignore encore", avouait vendredi une porte-parole de l'OMS, qui hésitait à déclarer l'état de pandémie. Elle doit répondre à trois conditions : l'apparition d'un nouveau virus contre lequel les humains sont peu ou pas immunisés ; la preuve que le virus peut infecter les humains et causer une maladie ; celle qu'il est efficacement transmis d'un humain à un autre et se propage.
H1N1 semble remplir ces trois critères. Il l'a déjà fait par le passé : le virus de la grippe espagnole qui, en 1918, avait fait entre 50 et 100 millions de morts, porte lui aussi cet acronyme. Mais pour Bernard Vallat, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), il convient de se garder de conclusions hâtives : "Le virus de la grippe comporte huit gènes, ce qui fait 164 combinaisons possibles. Il faut affiner les analyses pour préciser la structure de ce nouveau virus."
Source: "Le monde"
mardi 21 avril 2009
Tunisie: Visite de François Fillon et des accords à signer
les 23 et 24 avril, commencera une visite de 3 jours du premier ministre français, François Fillon, en Tunisie. Bonne nouvelle, «il y aura un certain nombre d’annonces», a indiqué hier l’Ambassadeur français en Tunisie, Serges Degallaix au cours d’une rencontre avec la presse locale.
Au cours de cette visite, François Fillon sera notamment accompagné d’une importante délégation, d’officiels, notamment les ministres français de l’Industrie, du Transport et de la Coopération, mais aussi des présidents d’universités françaises ainsi que des hommes d’affaires à la tête de PME françaises en France. Pour ces derniers, un Forum économique tuniso-français sera organisé au siège de l’Utica.
Cette visite devrait voir la signature d’un certain nombre d’accords, en concrétisation des annonces faites par le Président français Nicolas Sarkozy, lors de sa dernière visite, il y a une année jour pour jour en Tunisie. Le premier devrait être celui relatif à la coopération bilatérale sur le projet de construction d’une centrale nucléaire civile en Tunisie à l’horizon 2020/2025. «Les spécialistes français assistent déjà la Tunisie dans le processus d’instruction de ce dossier qui avance bien », a indiqué l’Ambassadeur français.
Sur le volet de la coopération économique entre les deux pays, Serge Degallaix a indiqué qu’il y aura, au cours de cette visite du premier ministre français en Tunisie, signature d’une ligne de crédit de 40 millions d’euros (75 MDT), réservée aux PME et qui devrait leur permettre l’achat d’équipements français surtout, mais aussi pour ¼ du montant, de Tunisie.
Des accords devraient être aussi signés entre pôles de compétitivité des deux pays, notamment ceux du textile et des TIC, la compétitivité, la formation et le développement solidaire, étant les trois thèmes principaux de cette visite du François Fillon en Tunisie.
L’ambassadeur français évoquera aussi l’accord, déjà signé par les deux parties, sur la question de la migration, déjà approuvé par la Chambre des députés en Tunisie et qui attend l’approbation de l’Assemblée nationale française. Ledit accord offrira du travail en France pour les travailleurs tunisiens, à partir dans le cadre de cet accord, dans 77 métiers. Les offres d’emplois, à gérer entre les structures chargées de l’emploi dans les deux pays, naîtront du croisement entre les offres d’emplois en France et les compétences tunisiennes. Serge Degallaix ne manquera pas de mettre, à cette occasion, l’accent sur l’effort consenti par son pays en matière de financement de la formation en Tunisie. Il fera état à ce propos, d’une enveloppe de 30 millions d’euros (55 MDT).
La rencontre de l’Ambassadeur lui a aussi permis de passer en revue l’état des relations commerciales entre les deux pays (7,2 milliards d’euros en 2008) qui avait crû de 2 % par rapport à l’année 2007, et d’indiquer que «notre sentiment est qu’il y a certes une baisse à cause de la crise, mais que le choc a pu être amorti ».
lundi 20 avril 2009
ONU:Pagaille à Genève pour la conférence sur le racisme
La Suisse qui se fait tancer par Israël, les Européens qui ne parviennent pas à trouver une position commune, les Etats-Unis qui prennent la poudre d’escampette… Un vent de panique a soufflé durant tout le week-end sur les grandes capitales européennes.
Hier soir, l’Union européenne hésitait encore entre un boycott et une participation minimaliste. Le Canada, l’Australie, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas s’abstiennent, car ils redoutent que la réunion ne soit dominée par des positions hostiles à l’Etat juif. La France, la Grande-Bretagne et la Belgique ont par contre exprimé leur intention de venir à Genève, alors que d’autres pays européens continuaient de tergiverser.
La conférence sur le racisme, qui s’ouvre ce matin à Genève, sent le soufre. L’accord arraché vendredi soir n’a pas tenu. Même «nettoyé» de son passage controversé sur la diffamation des religions, le projet de texte soumis à discussion à partir d’aujourd’hui recèle trop de pièges aux yeux des Européens.
La venue du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a en outre changé la portée de cette conférence. Les plus optimistes y voyaient une occasion de réconcilier Occidentaux et pays musulmans sur la question des droits de l’homme. C’était sans compter le goût prononcé du président iranien pour la provocation.
Première provocation
Hier après-midi, Mahmoud Ahmadinejad a donné raison aux plus pessimistes, qui pronostiquaient un détournement de la conférence à des fins politiques et une vendetta antisémite, comme à Durban en 2001. Juste avant d’embarquer dans son avion pour Genève, le président iranien a déclaré que l’Etat hébreu était le «porte-drapeau du racisme».
En quelques secondes, l’accord arraché de haute lutte entre les Occidentaux et l’Organisation de la conférence islamique (OCI) pour évacuer la question israélo-palestinienne des débats, a volé en éclats. Comment l’ONU va-t-elle pouvoir se sortir de ce piège? Le «machin» jadis tant décrié par le général de Gaulle accouche d’un truc qui fait pâlir d’inquiétude toute la communauté internationale.
L’Iran n’a pas l’arme nucléaire mais elle est en mesure d’atomiser la diplomatie onusienne. Prise au piège depuis qu’elle a annoncé sa participation, la Suisse est contrainte à l’esquive. Micheline Calmy-Rey a indiqué hier soir qu’elle n’irait sans doute pas «elle-même» à la conférence, pour ne pas cautionner «les dérapages» qui pourraient y survenir.
La confusion règne
Ce qui devait être la grand-messe des antiracistes est en passe de devenir une énorme gabegie. Les grands perdants, ce sont évidemment les victimes des discriminations raciales, de la xénophobie et de l’intolérance, où qu’elles se trouvent à travers le monde. L'ambition du processus de Durban était d’édicter une norme, une règle, une ligne de conduite commune et universelle, dans le respect des différences de chacun. On en est loin. Très loin.
Le voile d’infamie jeté sur la conférence par les gardiens de la révolution iranienne ne saurait pourtant occulter les efforts et progrès réalisés dans l’ombre ces dernières semaines. La ligne de fracture s’est déplacée. Plusieurs pays musulmans sont revenus à des positions plus modérées sur des questions pourtant très controversées. Les divisions ont surgi au sein des blocs régionaux, entre Européens, entre Arabes et entre Africains. On est passé d’une situation de confrontation entre Occidentaux et musulmans à une situation de confusion.
Source : 24heures.ch
dimanche 12 avril 2009
Thaïlande : Des scènes dignes d’une révolution
Dans la capitale thaïlandaise dimanche, des manifestants de l’opposition, surnommés les “chemises rouges”, se sont emparés d’au moins un char de l’armée. Le Premier ministre a menacé de recourir à la force, mais les militaires déployés dans plusieurs endroits stratégiques de Bangkok se sont plutôt montrés passifs jusque-là.
En revanche, les militants de l’opposition se sont aussi déchaînés, avec tout ce qu’ils avaient sous la main, sur une voiture officielle. Ils pensaient que le chef du gouvernement thaïlandais se trouvait dans le véhicule mais ce n‘était pas le cas.
Dans le même temps, le bâtiment du ministère de l’Intérieur à Bangkok était pris de force, et des tirs étaient entendus dans le quartier. L‘état d’urgence décrété par le Premier ministre dans la capitale ne semble donc pas freiner les “chemises rouges”, partisans de l’ex-chef du gouvernement en exil Thaksin Shinawatra. Les violences de la journée ont fait au moins six blessés. Et dimanche soir dans Bangkok, les opposants ont encore érigé des barricades et se sont massés devant le siège du gouvernement. Ils y campent depuis le 26 mars.
La Thaïlande sort d’un week-end chaotique. Et le pays risque de battre son propre record, de quatre changements de Premier ministre durant les quinze derniers mois.
Source: Euronews.net
mercredi 8 avril 2009
Une réplique du séisme fait un mort dans les Abruzzes
L'AQUILA, Italie (Reuters) - Une nouvelle réplique a fait un mort mardi soir dans le centre de l'Italie, touché la veille par un violent séisme qui a fait plus de 200 tués, rapporte l'agence de presse Ansa.
Cette réplique, de 5,6 degrés de magnitude, selon l'institut américain de veille géologique, est la plus puissante depuis la secousse de lundi, évaluée entre 5,8 et 6,3 degrés. Plusieurs édifices fragilisés se sont effondrés à L'Aquila, rapportent des témoins.
La secousse, qui a eu lieu à 19h48 locales, a été ressentie sur l'ensemble de la zone centrale du pays, y compris à Rome, la capitale, où les meubles ont bougé dans les appartements des étages supérieurs des immeubles, toujours selon des témoins.
Une première réplique importante en fin de matinée avait compliqué la tâche des secours dans les Abruzzes. On ignore si la dernière secousse a fait de nouveaux dégâts.
samedi 4 avril 2009
La Corée du Nord retarde le lancement de son satellite
Le lancement par la Corée du Nord de son "satellite" n'a pas eu lieu. Pyongyang semble avoir différé, samedi 4 avril, le lancement en raison de conditions météorologiques défavorables, prolongeant l'attente de la communauté internationale qui redoute un nouveau tir de missile balistique. La fenêtre quotidienne de lancement se situerait entre 11 heures et 16 heures locales (4 heures et 9 heures).
Pyongyang a annoncé fin février qu'elle allait mettre en orbite, entre samedi et mercredi, un "satellite de télécommunications" devant survoler le nord de l'archipel japonais. La région côtière du nord-est de la Corée du Nord où se trouve le site de lancement est actuellement recouverte par d'épais nuages et balayée par de fortes bourrasques de vent. Les prévisions prévoient un ciel plus dégagé pour dimanche et lundi avec des vents plus faibles. "Des vents assez forts" estimés entre 7 et 10 mètres/secondes balayaient le site de lancement nord-coréen de Musudan-ri, a indiqué le porte-parole du Centre de météorologie précisant que le ciel était "partiellement nuageux". Un expert spatial a ajouté que les conditions n'étaient "pas idéales" samedi.
Les conditions devraient s'améliorer dimanche matin, avec un vent plus faible, mais le ciel demeurera nuageux, selon la même source. Samedi matin, le gouvernement japonais a semé la confusion en annonçant le décollage de la fusée nord-coréenne, avant de se rétracter.
Paradis fiscaux : la fin du secret bancaire
A Londres, les leaders du G20 ont en effet demandé à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de publier une liste des paradis fiscaux non-coopératifs, c'est-à-dire ceux qui, jusqu'à présent, opposaient le secret bancaire à l'administration fiscale, ou à la justice de pays tiers, lorsque ces derniers leur demandaient des informations. Le Costa-Rica, la Malaisie, les Philippines, l'Uruguay sont les quatre Etats aujourd'hui dénoncés par cette "liste noire". Une "liste grise", en outre, recense quarante autres Etats placés sous surveillance, après s'être engagés à se montrer plus coopératifs dans les mois à venir. Y figurent notamment la Suisse, la Belgique et le Luxembourg. L'OCDE et le Fonds monétaire international ont été chargés de s'assurer du respect des engagements pris par ces Etats et devront rendre un rapport lors de la prochaine réunion du G20, en septembre. Les Etats qui n'auront pas joué le jeu s'exposeront à des sanctions.
Les dirigeants du G20 ont d'ores et déjà envisagé la dénonciation des conventions fiscales nouées avec un Etat si celui-ci se montre récalcitrant. Ces conventions ont pour objectif principal d'éviter une double imposition pour les résidents ou les sociétés de ces pays, à la fois dans leur pays d'origine et dans le pays où est exercée l'activité du résident ou d'une de ses filiales. "Actuellement la convention fiscale entre la France et la Suisse est en cours de renégociation", rappelle, à titre d'exemple, Daniel Lebègue. "La France a demandé à la Suisse d'inscrire dans cette convention des articles prescrits par l'OCDE sur l'échange des informations entre administrations fiscales et de fait, la levée du secret bancaire. La Suisse s'est saisie de cette demande et va très vite devoir répondre oui ou non. Si elle répond non, elle va être étiquetée pays non-coopératif." En cas de dénonciation de cette convention fiscale, "une société suisse qui a une filiale en France supporterait l'impôt deux fois".
"RESTER ATTENTIF"
Les Etats peuvent également aller jusqu'à rompre toute relation financière avec un Etat jugé non-coopératif. "Cela revient à couper l'électricité" avec ce territoire, explique Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives économiques et spécialiste des paradis fiscaux. Ainsi, une multinationale ou une banque qui possède une filiale sur un territoire ne pourrait plus rapatrier ses profits ou lui faire un prêt. "C'est vraiment la sanction extrême", observe le journaliste, "avant d'en arriver là, il faudra vraiment que ce pays montre une sacrée mauvaise volonté en termes de coopération. Mais le principe est acté."
Pour Daniel Lebègue, le processus arrêté au G20 constitue "une démarche très forte, très cohérente, très solide". Avec, "au bout de la route", "la levée du secret bancaire lorsqu'il s'agit de rechercher et de sanctionner la fraude et l'évasion fiscale ou le blanchiment de capitaux issus d'activités criminelles". Néanmoins, le président de la section française de Transparence internationale invite à "rester attentif au respect des engagements pris". Christian Chavagneux, lui, est moins optimiste. "L'ère du secret bancaire n'est pas révolue", affirme-t-il, car l'accord présenté au G20 souffre de "lacunes". "Le critère retenu par l'OCDE consiste à devoir donner une information à une administration fiscale ou un juge étrangers dans la mesure où ils ont un début de preuve de fraude ou d'évasion fiscale", relève le journaliste d'Alternatives. Selon lui,"on reste très loin du principe d'échange automatique d'informations, qui permettrait au fisc ou aux juges de partir à la pêche aux infos quand ils ont simplement une suspicion, mais pas encore de preuve".
OTAN : pas d'urgence pour choisir le prochain secrétaire général
Les Etats-Unis ont fait savoir, samedi 4 avril, qu'il n'y avait pas d'urgence à s'entendre sur le nom du prochain secrétaire général de l'OTAN, quelques heures après avoir échoué à dégager un consensus sur la candidature du premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.
"Le président Obama est impliqué dans cette discussion et nous verrons comment elle se termine", a indiqué un responsable américain, qui a ajouté que Washington ne voyait pas d'"énorme" urgence à régler cette question samedi.
La Turquie a maintenu jusqu'au bout vendredi son veto à la candidature de Rasmussen en raison de la façon dont il a géré en 2006 l'affaire des caricatures de Mahomet, publiées à l'époque par un quotidien danois. Ankara lui reproche également de ne pas être parvenu à fermer la chaîne de télévision kurde ROJ TV, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan, qui émet du Danemark. Le PKK est sur la liste des organisations terroristes européenne et américaine.
Le premier ministre danois bénéficie pourtant du soutien des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de la France, mais plusieurs autres membres de l'Otan estiment en privé qu'il n'est pas le meilleur candidat à l'heure où l'Alliance atlantique cherche à réchauffer ses relations avec le monde musulman.
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