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samedi 1 janvier 2011

Sidi Bouzid : Un autre manifestant est décédé


Un Tunisien, blessé par balles au cours des affrontements violents dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), est décédé après huit jours d'hospitalisation, a-t-on appris samedi auprès de sa famille.
Chawki Hidri, 43 ans, est décédé vendredi matin succombant à des blessures par balles reçues au cours des affrontements violents du 24 décembre à Menzel Bouzayane, une localité à 60 km de Sidi Bouzid, a affirmé à l'AFP son frère Béchir Hidri.
"Mon frère a été blessé par balles au niveau de la colonne vertébrale et de l'épaule lors des affrontements qui ont opposé les habitants de Menzel Bouzayane à la police qui a utilisé des armes", a-t-il ajouté.
La victime, un ingénieur en informatique, possédait un petit commerce de matériel de construction à Menzel Bouzayane, à 280 km au sud de Tunis, a précisé son frère.
Plus de deux mille habitants de Menzel Bouzayane avaient participé à la manifestation contre le chômage, décrite comme "très violente" par le syndicaliste Mohamed Fadhel.
Le ministère de l'Intérieur avait affirmé que "des groupes d'individus avaient incendié la locomotive d'un train et mis le feu à trois véhicules de la garde nationale, avant d'attaquer le poste de la garde nationale de la ville".
Après avoir essayé de les dissuader, des agents de la garde nationale avaient été amenés "à recourir aux armes dans le cadre de la légitime défense", selon la même source.
Un autre manifestant, Mohamed Amri, un universitaire de 25 ans, avait trouvé la mort pendant la manifestation du 24 décembre, touché par deux balles à la poitrine.
La région de Sidi Bouzid est en proie à des troubles sociaux à la suite d'une tentative de suicide le 19 décembre d?un Tunisien de 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, qui s?était fait confisquer sa marchandise et humilier par la police municipale.



Source : AFP

dimanche 12 avril 2009

Thaïlande : Des scènes dignes d’une révolution

Thailande violence
Dans la capitale thaïlandaise dimanche, des manifestants de l’opposition, surnommés les “chemises rouges”, se sont emparés d’au moins un char de l’armée. Le Premier ministre a menacé de recourir à la force, mais les militaires déployés dans plusieurs endroits stratégiques de Bangkok se sont plutôt montrés passifs jusque-là.

En revanche, les militants de l’opposition se sont aussi déchaînés, avec tout ce qu’ils avaient sous la main, sur une voiture officielle. Ils pensaient que le chef du gouvernement thaïlandais se trouvait dans le véhicule mais ce n‘était pas le cas.

Dans le même temps, le bâtiment du ministère de l’Intérieur à Bangkok était pris de force, et des tirs étaient entendus dans le quartier. L‘état d’urgence décrété par le Premier ministre dans la capitale ne semble donc pas freiner les “chemises rouges”, partisans de l’ex-chef du gouvernement en exil Thaksin Shinawatra. Les violences de la journée ont fait au moins six blessés. Et dimanche soir dans Bangkok, les opposants ont encore érigé des barricades et se sont massés devant le siège du gouvernement. Ils y campent depuis le 26 mars.

La Thaïlande sort d’un week-end chaotique. Et le pays risque de battre son propre record, de quatre changements de Premier ministre durant les quinze derniers mois.

Source: Euronews.net