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mardi 19 avril 2011

Sidi Bouzid : désordre et troubles par des concitoyens de retour de Libye


Des troubles et du désordre ont été provoqués, lundi, au siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, par des concitoyens de retour de Libye, originaires de la région.
Ces actes interviennent en signe de protestation contre le refus de leur demande de bénéficier de l'allocation décidée par l'Office des tunisiens à l'étranger au profit des Tunisiens de retour de Libye.

Le premier délégué a indiqué au correspondant de l'agence TAP, que sur 1401 demandes 581 ont été rejetées pour motif de non conformité aux conditions exigées, ajoutant que 510 dossiers ont été approuvés et que 310 autres sont en cours d'examen.

En dépit des promesses du gouverneur de réexaminer les demandes rejetées, les protestataires se sont attaqués au siège du gouvernorat et ont saccagé certains de ses équipements, ce qui a nécessité l'intervention des unités de l'armée nationale, qui sont parvenus à disperser la foule et à arrêter deux saccageurs.


Source : TAP

lundi 10 janvier 2011

Manifeste des journalistes tunisiens - Tunis, le 10 janvier 2011


Nous journalistes tunisiens, réunis ce 10 janvier 2011 au siège du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), et eu égard à la tournure dangereuse que prennent les protestations ces derniers jours, représentées notamment par les tirs à balles réelles contre les populations civiles désarmées de la part des forces de sécurité, en flagrante contradiction avec les lois positives, ainsi que les conventions internationales et les instruments pertinents de la légalité internationale, nous exigeons ce qui suit :

- L’arrêt immédiat des tirs à balles réelles contre les protestataires et la levée des bouclages des différentes villes et cités

- La constitution d’une commission d’enquête nationale indépendante afin de déterminer les responsabilités des tueries, de la répression, de la terrorisation et de traduire leurs auteurs devant la justice

- Nous refusons la perpétuation de l’utilisation de l’information nationale publique et privée en tant qu’instrument de propagande, de désinformation et de dénaturation des faits, et en tant que moyen légitimant la répression et les tueries que subit notre peuple, et nous récusons toutes les formes de manipulation de l’opinion publique

- Nous appelons nos confrères journalistes à considérer la journée de demain, mardi 11 janvier 2011, une journée de grève générale dans le secteur de l’information

Et nous les appelons également à s’en tenir aux principes de la liberté de presse et de ne pas se compromettre dans la diffusion d’allégations tendancieuses portant atteinte aux luttes de notre peuple, et à respecter la Charte nationale de la déontologie journalistique.


samedi 1 janvier 2011

Sidi Bouzid : Un autre manifestant est décédé


Un Tunisien, blessé par balles au cours des affrontements violents dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), est décédé après huit jours d'hospitalisation, a-t-on appris samedi auprès de sa famille.
Chawki Hidri, 43 ans, est décédé vendredi matin succombant à des blessures par balles reçues au cours des affrontements violents du 24 décembre à Menzel Bouzayane, une localité à 60 km de Sidi Bouzid, a affirmé à l'AFP son frère Béchir Hidri.
"Mon frère a été blessé par balles au niveau de la colonne vertébrale et de l'épaule lors des affrontements qui ont opposé les habitants de Menzel Bouzayane à la police qui a utilisé des armes", a-t-il ajouté.
La victime, un ingénieur en informatique, possédait un petit commerce de matériel de construction à Menzel Bouzayane, à 280 km au sud de Tunis, a précisé son frère.
Plus de deux mille habitants de Menzel Bouzayane avaient participé à la manifestation contre le chômage, décrite comme "très violente" par le syndicaliste Mohamed Fadhel.
Le ministère de l'Intérieur avait affirmé que "des groupes d'individus avaient incendié la locomotive d'un train et mis le feu à trois véhicules de la garde nationale, avant d'attaquer le poste de la garde nationale de la ville".
Après avoir essayé de les dissuader, des agents de la garde nationale avaient été amenés "à recourir aux armes dans le cadre de la légitime défense", selon la même source.
Un autre manifestant, Mohamed Amri, un universitaire de 25 ans, avait trouvé la mort pendant la manifestation du 24 décembre, touché par deux balles à la poitrine.
La région de Sidi Bouzid est en proie à des troubles sociaux à la suite d'une tentative de suicide le 19 décembre d?un Tunisien de 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, qui s?était fait confisquer sa marchandise et humilier par la police municipale.



Source : AFP