dimanche 17 avril 2011

Tunisie: La récupération de l’argent de Ben Ali en Suisse est encore impossible


Les demandes de la Tunisie et de l’Egypte pour récupérer l’argent de leurs anciens dirigeants ont peu de chances d’aboutir. Les informations contenues dans les demandes des deux pays sont insuffisantes pour accorder l’entraide judiciaire, a déclaré à la "NZZ am Sonntag" Folco Galli, porte-parole de l’Office fédéral de la justice (OFJ). La Confédération l’a fait savoir aux deux pays dans une note diplomatique envoyée le 30 mars dernier.

Les demandes d’entraide judiciaire de la Tunisie et de l’Egypte sont trop sommaires et les reproches à charge des anciens dirigeants ne sont pas suffisamment étayés. L’OFJ a cependant décidé d’envoyer des experts judiciaires dans les deux pays afin de soutenir ces demandes. En Tunisie, un expert suisse s’est d’ailleurs déjà entretenu avec le procureur général, les autorités anti-corruption et la banque centrale, selon le porte-parole de l’OFJ. Des rencontres semblables sont prévues en Egypte.

Au début de l’année, plusieurs dizaines de millions de francs ont été bloqués en Suisse après la chute des présidents Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. Les autorités des deux pays ont ensuite envoyé plusieurs demandes d’entraide judiciaire à la Suisse afin de récupérer l’argent des anciens dictateurs.


Source : AP

La BM octroie un prêt de 500 millions de dollars à la Tunisie

Un nouveau prêt d'un montant de 500 millions de dollars (1 USD = 1,365 TND) vient d'être octroyé par la Banque Mondiale à la Tunisie.

Cette enveloppe sera consacrée à des projets de réformes concernant la liberté d'association, l'accès à l'information et la transparence des marchés publics.

Cet appui financier pourrait générer, selon le président de l'institution mondiale, Robert Zoellick, d'autres fonds supplémentaires de l'ordre de 700 millions de dollars auprès d'autres donateurs. La Tunisie aura besoin, au total, de 4 milliards de dollars de prêts de l'étranger pour se remettre d'une forte baisse du tourisme et des Investissements Directs Etrangers (IDE).

L'enveloppe accordée par le bailleur de fonds mondial à la Tunisie est, également, destinée à soutenir les efforts engagés par le pays pour réduire les disparités économiques régionales, simplifier les formalités administratives et renforcer les dispositifs de comptabilité.

Il s'agit aussi de renforcer les mesures de contrôle au niveau de l'organisme d'audit et de créer un programme pilote pour l'emploi, a déclaré M. Zoellick à l'ouverture des réunions de printemps du FMI et de la Banque Mondiale à Washington.

Par ailleurs, l'IFC, institution du groupe de la Banque Mondiale spécialisée dans l'aide au secteur privé, vient d'annoncer, le 13 avril 2011, une initiative intitulée "l'éducation pour l'emploi" visant à aider la région du monde arabe à résoudre le problème du chômage au cours des cinq prochaines années.

Cette initiative, lancée en collaboration avec la Banque Islamique de Développement (BID) et au profit de laquelle la BM cherche à mobiliser une enveloppe de 1,5 à 2 milliards de dollars, aidera les jeunes à acquérir les compétences nécessaires pour réussir sur le marché du travail.

En Tunisie, la création d'emplois demeure l'un des défis majeurs à relever durant cette période, d'autant plus que les IDE, générateurs d'emplois, ont connu, durant le premier trimestre 2011, leur niveau le plus bas, depuis la promulgation en 1993, du Code unique de développement des investissements.

Selon des statistiques de la FIPA (Agence de promotion des investissements extérieurs), seulement 13 nouvelles entreprises et 1547 nouveaux emplois ont été crées au cours de ce trimestre.

L'IDE génère tous les ans, près de 25% des nouvelles créations d'emploi et constitue une contribution majeure à l'effort national de développement.

En mai prochain, M. Robert Zoellick devrait se rendre en Tunisie pour "déterminer comment l'institution mondiale pourrait aider davantage le peuple tunisien".


Source : TAP

mardi 12 avril 2011

Tunisie : Mesures d'ordre social, financier et fiscal pour soutenir les entreprises


Des mesures d'ordre social, financier et fiscal ont été prises par le Gouvernement provisoire, lors du Conseil des ministres tenu le 8 avril 2011, en faveur des entreprises industrielles et des activités de services connexes.

Ces mesures visent à aider les entreprises économiques dont des biens ont été endommagés ou détruits par incendie ou pillage, ainsi que celles ayant subi un ralentissement ou un arrêt total ou partiel de leurs activités pour des raisons liées directement à cette situation exceptionnelle, à surmonter leurs difficultés.

Mesures sociales

Les mesures sociales consistent en la prise en charge par l'Etat de 50% de la contribution patronale du régime légal de sécurité sociale, durant la période de recours à la réduction des heures de travail (8 heures par semaine au minimum) ainsi que la prise en charge par l'Etat de la contribution patronale au régime légal de sécurité sociale durant la période de la mise des travailleurs au chômage technique.

Mesures financières

Les mesures financières comportent la prise en charge par l'Etat de deux points du différentiel entre le taux d'intérêt et le taux moyen du marché monétaire.

Ainsi, l'Etat attribuera des crédits de rééchelonnement (échéances relatives à la période allant de décembre 2010 jusqu'à la fin de 2011), à condition que la période de rééchelonnement ne dépasse pas 5 ans.

L'Etat attribuera, également, des crédits pour le financement des investissements de reprise destinés à la réparation des dégâts (accordés au cours de la période allant de décembre 2010, jusqu'à la fin de 2011).

Mesures fiscales

En ce qui concerne les mesures fiscales, il a été décidé de reporter la date de paiement de l'impôt sur les bénéfices au titre de l'année 2010, au cas par cas.

Le ministère de l'Industrie et de la Technologie annonce, mardi dans un communiqué, la création en son sein d'une cellule permanente de suivi et d'assistance afin de répondre aux différentes questions émanant des entreprises économiques touchées par les derniers évènements. Il est possible de contacter cette cellule sur le numéro de téléphone suivant : 71.908.304


Source : TAP