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dimanche 19 avril 2009

Création publicitaire en Tunisie, "Lakhdar" remporte le prix spécial

Les "meilleures campagnes publicitaires tunisiennes de l’année" ont été récompensées vendredi 17 avril 2009 à Tunis lors d’une soirée ayant rassemblé la communauté de la communication (agences de communication, annonceurs, marketeurs, journalistes), et en présence de la championne de Rallye, Hend Chaouch.

Après la diffusion d’un spot publicitaire de prosdelacom produit par l’agence de production CGS spécialisée en création 3D, et une vidéo présentant les membres du jury de cette première édition des Pros d’Or, avec des séquences de la journée de délibération qui s’est tenue le mercredi 8 avril au Golden Tulip, ce fut le tour de l’annonce des gagnants.

Ainsi, le couple Label SFBT a obtenu le premier prix pour la campagne 50 ans de Boga dans la catégorie ‘’Boisson et Eaux’’.

Le prix de la meilleure campagne Internet a été remporté par le guépard de Planet, un spot qui a eu des taux de mémorisation importants selon les enquêtes Sigma conseil, et l’agence Fortune Promoseven .

Le prix du secteur ‘’Télécommunication’’ est revenu à la dernière campagne Corporate de Tunisie Telecom, «Ensemble, on avance» de Tunisie Telecom et Karoui&Karoui.

Vitalait Label, avec la campagne «Brassé» a été le lauréat de la catégorie ‘’Produits laitiers’’ présenté par Jeune Afrique.

Steve Lane, directeur du festival de Dubaï Lynx a remis le prix remporté par Mindshare Label lors de la session 2009 du festival de Dubai pour la campagne weld ettalyena de l’Epi d’or.

La campagne de l’Espérance Sportive de Tunis, signée Fortune Promoseven, obtient le prix de la catégorie ‘’Divers’’.

Quant à la catégorie ‘’Banques et Finance’’, le trophée est revenu à Panorama Affilate Y&R pour une publicité UBCI basée sur un personnage de cartoon.

La campagne de Duo, conçue par le couple ICT/ Pixel one, a remporté le prix de la meilleure campagne dans la catégorie Chocolat et Biscuits.

Dans la catégorie ‘’Hygiène et Beauté’’, c’est la campagne d’affichage urbain de Skip, orchestrée par l’agence Fortune Promoseven. Une campagne conçue en Tunisie et reprise par le groupe Unilever à l’international.

Côté ‘’Transport et Automobile’’, c’est Ford Label qui a remporté le premier prix pour sa campagne Ranger avec Sofiène Chaari.

Le prix dans la catégorie ‘’Pâtes et Farine’’ a été octroyé à la Rose blanche/ Unik pour le sitcom «el 3icha makrouna 2».

Le jury a également décidé d’octroyer un prix spécial au CNTS pour la campagne du sang qui a été conçu à titre gracieux par MMC DDB : ce prix est une récompense des actions de communications citoyennes et sociales.

Enfin, Khaled Aouij, fondateur de Prosdelacom, a remis le prix spécial du jury à la campagne «lakhdhar» de Duo.

Source: (Communiqué)

samedi 4 avril 2009

Spots publicitaires : à consommer avec modération

tunisie-publicite-obesite

L’obésité est devenue un problème de santé public. Ce fléau touche de plus en plus les jeunes et les adolescents, entraînant des maladies émergentes et des complications métaboliques. La publicité rend-elle obèse? Quelles sont ses limites ?

Tel est l’intitulé de la table ronde qui s’est tenue récemment à Tunis, à l’initiative de l’Institut national de nutrition et dont l’objectif est surtout l’éducation et la prise en charge hygiéno-diététique. Comment manger sain surtout en présence de l’industrialisme de l’alimentation. Le but de cette table ronde est, selon les conférenciers, de passer un message éducatif pour opter pour un mode nutritionnel sain et l’hygiène de vie d’une façon générale. Une étude effectuée fin mars a eu pour objectif d’étudier l’impact de l’obésité en Tunisie. «L’institut tiendra compte des résultats de l’enquête dans la lutte contre l’obésité», ont indiqué les intervenants, Pr Leïla Alouène de l’Ecole supérieure et technique de la santé et Mme Sabeh Mahmoudi, maître assistante à l’Institut de presse et des sciences de l’information, en présence de Mme Latifa Beltaïfa, nutritionniste, et Amel Naïja, docteur en communication.

Dans sa communication intitulée «Education nutritionnelle et publicité : quelle cohabitation?», Mme Alouène a indiqué que l’institut a effectué, tout récemment, une étude qui s’est intéressée aux loisirs des Tunisiens. «Cette étude a démontré que les jeunes passent 120 minutes par jour devant la TV contre 7 pour les activités sportives et 3 pour la lecture. Ce qui est préoccupant, c’est que la TV conditionne nos vies et a pris un rôle de socialisation. L’enfant se réfère à tout ce qu’il voit», a indiqué l’oratrice.

La publicité est une stratégie d’incitation à la consommation. «Désormais, on assiste à la notion : l’enfant est roi; les publicitaires font tout pour l’influencer», a-t-elle ajouté. Lorsqu’il s’agit d’obésité, tout le monde montre la publicité du doigt. Etre sédentaire, c’est passer 50 minutes devant la TV. «En Tunisie, il y a de plus en plus de publicité alimentaire. Il y a, en outre, déstructuration des pubs». D’après une étude, «70% des enfants ont essayé une fois le produit vu à la TV, ils ont augmenté leur consommation, surtout les chocolats, les yaourts enrichis de sucre et de crème fraîche, les sodas, ils ont même testé le couscous et les pâtes», souligne Mme Alouène. En France, c’est la publicité qui incite les enfants à manger. Les produits nutritionnels ne représentent que 13% de la fameuse pyramide alimentaire de la publicité. C’est le déséquilibre du podium. Il n’y a pas que le problème de la publicité, il faut en outre changer toute l’hygiène de vie. Comment faire confiance à la diététique qui évolue sans cesse ? Il faudrait communiquer sur le plaisir de manger et développer la culture de bonne bouffe car, lorsqu’on parle d’alimentation, il y a un risque de blocage. La publicité est là, et nous sommes bien, a martelé l’oratrice. Et d’ajouter : «Il faut trouver le juste milieu en surveillant le poids et le marketing. Il ne faut pas culpabiliser la publicité car c’est une incitation à la consommation. Il n’y a aucune réglementation au niveau de l’Institut national de la consommation».

Il va falloir mettre en place des règles de conduite. Il faut en outre qu’il y ait des études et des statistiques fiables pour promouvoir l’exercice physique, a indiqué l’assistance qui a mis l’accent sur les complications de l’obésité et les maladies chroniques qu’elle engendre comme l’hypertension artérielle. Des recommandations issues de cette table ronde s’articulent autour de la mise en place de cultures. Il faut réfléchir à une contre influence en mettant des mécanismes régulateurs. Il faut que l’institut joue un rôle de leader et pense à une stratégie de prévention qui ne peut se réaliser que par une volonté politique.
Source : La Presse