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dimanche 26 avril 2009

Tunisie : Restructuration de l'audiovisuel et TNT

tnttunisie

La fin du monopole d’État en matière de radiotélévision se poursuit, ouvrant une brèche dans laquelle n’ont pas manqué de s’engouffrer plusieurs groupes privés.

L’année 2009 s’annonce comme celle de l’ouverture et de la modernisation du paysage audiovisuel tunisien. En matière de télévision, la fin de l’année sera marquée par la mise en service de la télévision numérique terrestre (TNT) , une première au Maghreb. Surtout, le 20 mars, le président Zine el-Abidine Ben Ali a annoncé l’octroi au groupe de communication Karoui & Karoui World (K & K World) une licence pour lancer une chaîne de télévision généraliste, Nessma TV, qui prendra le relais de la chaîne musicale du même nom, qui émettait jusque-là depuis la France. La Tunisie devient ainsi le premier pays maghrébin à compter deux télévisions privées, la première étant Hannibal TV, opérationnelle depuis 2005 et qui a lancé en 2008 deux autres chaînes, thématiques celles-là (Hannibal Orient et Hannibal el-Ferdaws). Dans le monde arabe, outre la Tunisie, seuls l’Égypte et le Liban comptent des chaînes privées, auxquelles on pourrait, à la limite, ajouter celle de Seif el-Islam Kaddafi, le fils du « Guide » libyen.

Par l’octroi d’une licence à Nessma TV, la Tunisie introduit dans son paysage médiatique un partenaire étranger leader des diffuseurs européens : Mediaset. Contrôlé par la famille de Silvio Berlusconi, le groupe italien est, depuis 2008, actionnaire dans K & K World à hauteur de 25 % (d’un capital porté à 25 millions de dollars). Là aussi, c’est une première maghrébine. Autre partenaire expérimenté : le Franco-Tunisien Tarak Ben Ammar, un grand nom de la production cinématographique mondiale, dont la société, Quinta Communications, est aussi actionnaire à hauteur de 25 %. À ces partenariats s’ajoutent l’apport financier de Delta Partners (Dubaï), qui a acquis 15 % du capital fin 2007, et le savoir-faire des frères Nebil et Ghazi Karoui, qui demeurent les plus gros actionnaires. Si bien que l’avenir de Nessma TV, dont on a un avant-goût des nouveaux programmes depuis le 5 avril avec les droits de diffusion en clair et en direct des matchs de football de l’Olympique de Marseille pour trois saisons consécutives, s’annonce prometteur. « Nous sommes une chaîne maghrébine qui vise les 90 millions d’habitants au sud de la Méditerranée et la communauté expatriée en Europe », a déclaré à Jeune Afrique Nebil Karoui, président de K & K World, qui dispose d’un studio de 500 m2 à Radès et qui est en train d’en construire un autre de 1 200 m2 à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis.

« Bartering » gagnant

La restructuration du secteur télévisuel, que l’on peut assimiler à une privatisation des activités autres que le métier principal de diffuseur, touche aussi les deux chaînes publiques, qui mènent une politique systématique de sous-traitance ouverte à toute entreprise privée, pourvu qu’elle soit spécialisée. Dans la pratique, il faut avoir de gros moyens pour appliquer la formule en vigueur dite de « bartering », qui consiste pour une entreprise privée à produire et à financer à 100 % des émissions prêtes à diffuser en échange d’espaces publicitaires. Pour le moment, c’est Cactus Prod qui pratique cette formule, devenant le fournisseur principal des stations publiques TV7 et Canal 21 en programmes de divertissement, dont les principaux sont des répliques d’émissions dont les droits ont été rachetés auprès de producteurs européens. La firme, adossée au puissant groupe Karthago de l’homme d’affaires Belhassen Trabelsi, s’est dotée d’un studio de 3 500 m2 à Utique (à 40 km de Tunis), où elle tourne des émissions et des feuilletons grand public, comme la série Mektoub, diffusée pendant le dernier mois de ramadan et dont la suite est en cours de tournage. Les quatre émissions de Cactus Prod actuellement programmées sont Ahna hakka (équivalent de Une famille en or), Andi ma enkollek (Y a que la vérité qui compte), Al hak maak (Sans aucun doute) et Sofiene Show, destinée aux plus jeunes. « Nos émissions passent en prime time sur TV7 quatre jours par semaine, ce qui a permis à la chaîne publique de reprendre la tête de l’audimat devant la concurrence (Hannibal TV) », se félicite Kaïs Chekir, directeur chez Cactus Prod.

Le démantèlement du monopole étatique en matière de radio intéresse aussi les chefs d’entreprise. Cela a commencé par Mosaïque FM, lancée dans le Grand Tunis par un groupe d’hommes d’affaires réunis autour de Belhassen Trabelsi et qui connaît un grand succès commercial. Un exemple suivi par l’homme d’affaires Neji Mhiri, qui a lancé Radio Jawhara FM dans la région de Sousse, et par Sakhr el-Materi, qui a développé le réseau de la radio Zitouna, spécialisée dans les émissions à caractère religieux.

Un « bouquet » en projet

La restructuration du paysage audiovisuel est également motivée par le souci de faire face à la concurrence des chaînes satellitaires, notamment arabes, et de préserver la chasse gardée territoriale des médias locaux. Plus de cinq cents chaînes arabes arrosent la Tunisie, et l’on estime que ce nombre va aller croissant puisque les satellites Arabsat et Nilesat sont en train de programmer une augmentation de leurs capacités. La politique du gouvernement consiste donc à sauvegarder l’audimat des chaînes nationales. D’où l’introduction du pluralisme et de la concurrence entre stations nationales de manière à permettre aux téléspectateurs de « zapper tunisien ». Deux tiers des téléspectateurs tunisiens ont ainsi été « fixés » sur les ­chaînes locales.

TV7 pourra émettre, dès la fin de 2009, à partir de la nouvelle maison de la télévision totalement équipée pour la haute définition, notamment à l’occasion du Mondial 2010. Pour offrir un choix encore plus large, le gouvernement envisage ensuite de constituer un « bouquet » de douze chaînes, dont les deux publiques et les deux privées, auxquelles s’ajouteront des chaînes privées, généralistes ou non. C’est pourquoi une législation est en préparation pour que tous les téléviseurs produits et/ou importés soient équipés pour recevoir la TNT, la plupart des trois millions de postes en usage ne l’étant pas. Ainsi, les Tunisiens pourront non seulement profiter de la haute définition, mais seront aussi moins nombreux à se détourner de la culture sociale et politique locale.

Source: JeuneAfrique

samedi 18 avril 2009

Dar Assabah, Sakher El Materi acquiert 70pc du capital

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M.Mohamed Fahd Sakher El Materi, président de « Princesse Groupe » vient de concrétiser l’acquisition d’une participation majoritaire portant sur 70pc du capital de la « Société tunisienne de presse, d’impression, d’édition, de diffusion et de publicité - Dar Assabah ».

L’acquisition du journal tunisien s’est faite en deux blocs proposés à la vente par une partie des actionnaires. Les détenteurs du bloc restant ont exprimé à M. Materi le souhait de céder leurs parts dans les mêmes conditions, et l’opération est en cours de finalisation.

A cette occasion, M.Mohamed Fahd Sakher El Materi a fait la déclaration suivante :
« Je voudrais saisir cette occasion pour rendre d’abord un grand hommage au fondateur d’Assabah feu Habib Cheikhrouhou qui a marqué de son sceau l’évolution de ce journal. Je voudrais ensuite souligner que sa conception de l’indépendance de ce journal et des autres publications demeurera pour nous une source d’inspiration pour le présent comme pour le futur ».

« En ces temps où, dans le monde, les médias écrits sont poussés aux concentrations et à s’adosser à de grands groupes économiques pour survivre, je tiens à dire clairement que je suis là pour donner au groupe Assabah/Le Temps les moyens de l’ambition qui devrait être la sienne et d’assurer sa pérennité.

Notre but commun sera la quête de la vérité et la contribution au climat démocratique civilisé dans notre pays. Pour cela, il nous fallait enrichir le pluralisme médiatique tunisien avec un Groupe Assabah/Le Temps plus solide, capable de s’adapter aux progrès technologiques et de se diversifier, plus ouvert sur la jeunesse, plus axé sur les problématiques de notre époque et plus accessible à l’ensemble du pays et à son voisinage.

Je tiens aussi à rendre hommage à l’ensemble du personnel, et parmi eux les journalistes. Comme eux, je suis conscient que le développement du groupe implique l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, meilleurs garants pour renforcer leur indépendance et pour davantage de professionnalisme et d’excellence ».

Source : TAP

lundi 2 mars 2009

Les nouveaux modèles de Porsche en Tunisie

porsche-tunisieDe nouveaux prototypes du constructeur allemand Porsche ont été dévoilés samedi 28 février à Tunis en “avant-première mondiale” à quelques jours du 79e salon international de l’automobile le 5 mars prochain à Genève.
La gamme formée de trois modèles principaux, Porsche Boxter S, Cayman S et Cayenne Diesel, a été exhibée lors d’une cérémonie dans un grand palace de la banlieue nord de Tunis.
Elle comporte le tout premier moteur diesel du constructeur allemand, qui veut satisfaire “une consommation réduite de carburant et des normes non polluantes”, a indiqué à la presse Ibrahim Debache, directeur général adjoint de Porsche-Tunisie.
Selon lui, Porsche-France a choisi la Tunisie pour promouvoir sa nouvelle gamme lors d’une tournée organisée sur les routes de montagne de Tabarka, une région balnéaire boisée du nord-ouest tunisien.
Promoteur de l’opération, le groupe “Ennakl” partenaire de Volkswagen et Porsche, et concessionnaire de Renault Trucks, compte 400 clients pour les voitures Porsche en Tunisie. Il table sur un marché de luxe émergent à la faveur des projets touristiques et immobiliers lancés par des promoteurs du Golfe.
Le groupe mise aussi sur une réduction substantielle des droits de douane sur les voitures de luxe, passés de 300% à 100% en 2007.
Dirigé par Mohamed Sakhr Materi, jeune homme d’affaires proche du président tunisien, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 220 millions dinars en 2008 (123 millions euros).